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Texte remis à jour le 3 mars 2016

 

Dans la plupart des traductions de hadiths, les lettres "SAWS" ou "PBSL" suivent souvent toute mention de Muhammad.  SAWS est un acronyme pour "Salla Allah alaihi Wa sallam", en français "PBSL", soit "Paix et bénédiction soit sur lui".  C'est que les musulmans sont tenu, en principe, de prononcer cette phrase chaque fois qu'ils l'évoquent verbalement et il semble en être de même lorsqu'ils écrivent son nom.

 

Pour les musulmans, l'Univers est régit par un dieu unique, Allah, qui aurait fait de Muhammad son messager.  Cette croyance constitue le premier pilier de l'islam.  Pour les musulmans, le Coran est la parole d'Allah transmise par l'archange Jibril (Gabriel) à Muhammad.  Officiellement, ce dernier ne faisait donc que rapporter la parole d'Allah, sans chercher à se valoriser.  L'interdiction faite aux musulmans de le représenter proviendrait officiellement de son soucis de ne pas être idolâtré.  Si Muhammad a réellement existé et qu'il a réellement prononcé toutes les paroles qu'on lui attribues, était-il vraiment si humble et désintéressé?   Après tout, en prétendant recevoir la parole d'Allah, il se plaçait dans une position assez évidente de conflit d'intérêt. 

 

Le modèle

 

Dans la religion musulmane, Muhammad est considéré comme le dernier prophète.  La "preuve"?  Il a reçu la révélation de ce verset:

 

33.40  Muhammad n'a jamais été le père d'un de vos hommes, mais le Messager d'Allah et le dernier des Prophètes. (...)

 

Non seulement est-il censé être le dernier messager d'Allah mais il est dit de lui qu'il est Al-insan Al-kamil, littéralement "l'homme parfait".  Il est donc considéré comme la référence en matière de morale et de vertu et donc le modèle à imiter.

 

33.21  En effet, vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au jour dernier et invoque Allah fréquemment.

 

68.4  Et tu es certes, d'une moralité imminente

 

  • D'après 'Anas, le prophète a dit: "Aucun Adorateur (ou selon la version de 'Abd Al-Wârith, aucun homme) ne sera un parfait croyant à moins qu'il n'ait pour moi plus d'affection qu'il n'en a pour ses proches, ses biens et pour le reste du genre humain" 

 

Les gens qui entendaient prêcher Muhammad n'étaient cependant  pas tous convaincus de la véracité de son discours, de son rôle de messager... ou de sa santé mentale:

 

25.7  Et ils te disent : "Qu'est-ce donc que ce messager qui mange de la nourriture et circule dans les marchés?  Que n'a-t-on fait descendre vers lui un Ange qui eût été avertisseur en sa compagnie?

25.8  Ou que ne lui a-t-on lancé un trésor?  Ou que n'a-t-il un jardin à lui, dont il pourrait mangé [les fruits]?  Les injustes disent: "Vous ne suivez qu'un homme ensorcelé!"

25.41  Et quand ils te voient, ils ne te prennent qu'en railleries: "Est-ce là celui qu'Allah a envoyé comme Messager?"

26.185  Ils dirent: "Tu es certes du nombre des ensorcelés;

26.186  Tu n'es qu'un homme comme nous; et nous pensons que tu es du nombre des menteurs

37.35  Quand on leur disait "Point de divinité à part Allah", ils se gonflaient d'orgueil,

37.36  et disaient "Allons-nous abandonner nos divinités pour un poète fou?

68.2  Tu [Muhammad] n'est pas, par la grâce de ton seigneur, un possédé,

(...)

68.5  Tu verras et ils verront

68.6  qui d'entre vous a perdu la raison.

68.51  Peu s'en faut que ceux qui mécroient ne te transpercent pas de leurs regards, quand ils entendent le Coran, il disent "Il est certes fou!"

 

Certes, un verset appelle Muhammad à la tolérance envers les infidèles:

 

73.10  Supporte avec patience les propos des infidèles et, au moment de les quitter, prends soins de ménager leurs susceptibilités.

 

Malgré cela, Muhammad n'acceptait pas du tout qu'on mette en doute sa parole, ce qui semble avoir influencé quelques "révélations":

 

4.14  Quiconque désobéi à Allah et à son Messager, et transgresse Ses ordres, Il le fera entrer au Feu pour y demeurer éternellement.  Et celui-là auras un châtiment avilissant.

4.115  Et quiconque fait scission d'avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors Nous le laisserons comme il s'est détourné et le brûleront dans l'Enfer.  Et quelle mauvaise destination!

4.140  Dans le Livre, il vous a déjà révélé ceci: lorsque vous entendez qu'on renie les versets (le Coran) d'Allah et qu'on s'en raille, ne vous asseyez point avec ceux-là jusqu'à ce qu'ils entreprennent une autre conversation.  Sinon, vous serez comme eux.  Allah rassemblera, certes, les hypocrites et les mécréants, tous, dans l'Enfer.

6.10  Certes, on s'est moqué de messagers avant toi, mais ceux qui se sont raillés d'eux, leur propre raillerie les envelopa.

18.106  C'est que leur rétribution sera l'Enfer pour avoir mécru et pris en raillerie Mes signes et Mes Messagers.

25.11  Mais ils ont plutôt qualifié l'Heure de mensonge.  Nous avons cependant préparé, pour quiconque qualifie l'Heure de mensonge une Flamme brûlante.

 

Plusieurs versets du Coran s'inspirent directement d'évènements relatés dans l'Ancien Testament, en particulier les génocides commis par Dieu.  Quel horrible crime les populations éliminées avaient-elles commis pour mériter la mort?  Dans la version coranique, oh surprise, leur péché est tout simplement de ne pas avoir voulu croire les prophètes qui leur avaient été envoyés par Allah (Moise, Noé, Loth, etc). 

 

25.35  En effet, nous avons apporté à Moise le Livre et lui avons assigné son frère Aaron comme assistant.

25.35 Puis Nous avons dit  "Allez tout deux vers les gens qui ont traité de mensonges Nos preuves".  Nous les avons ensuite détruits complètement.

25.36  Et le peuple de Noé, quand ils eurent démentis les messagers. Nous les noyâmes et en fîmes pour les gens un signe d'avertissement.  Et nous avons préparé pour les injustes un châtiment douloureux. 

 

Pratiquement toute la sourate 25  est écrite sur le même ton...

 

L'obéissance

 

Selon le Coran, Allah a créé l'humanité pour être adoré, à l'exclusion de toutes les autres divinités:

 

20.14  Certes, c'est Moi Allah et point de divinité que Moi.  Adore-moi donc et accomplis la salât pour te souvenir de Moi.

51.56  Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent

33.38  (...) Le commandement d'Allah est un décret inéluctable.

33.59   Ceux qui communiquent le message d'Allah, Le craignaient et ne redoutaient nul autre qu'Allah.  Et Allah suffit pour tenir le compte de tout.

 

Cette adoration doit être totale et exclusive, car Allah est particulièrement insécure terriblement jaloux:

 

24.51  La seule parole des croyants, quand on les appelle vers Allah et Son Messager, pour que celui-ci juge parmi eux, est: "Nous avons entendu et nous avons obéi".  (...)

 

Le refus d'obéir à Allah est-il assimilé à une infidélité?  C'est l'impression que l'on peut avoir en lisant les hadiths suivants:

 

  • Le prophète a dit "Allah est jaloux, et Sa jalousie est suscitée lorsque le croyant fait ce qu'Allah a interdit" (rapporté par Abû Hurayrah)
  • [Le prophète à dit] La jalousie de Said vous étonne-t-elle?  Je suis plus jaloux que lui et Allah est plus jaloux que moi (...) (Rapporté par Al-Boukari)
  • "Ô communauté de Muhammad!  Personne n'est plus jaloux qu'Allah lorsqu'Il voit son serviteur ou sa servante forniquer. (...) (Rapporté par Al-Boukari)

 

"L'enfer, c'est les autres"écrivait J.P. Sartre. En psychologie, on peut dire que Mahomet-al-Lah est une personnalité narcissique: il n'est pas adulte, il n'accepte pas l'existence de l'autre. Il veut être l'objet unique de toute adoration, à la manière d'un enfant qui veut attirer à lui toute l'attention de ses proches et qui le manifeste par des colères, des menaces, du chantage." (Le Coran Démasqué: Une lecture non-croyante du Coran)

 

Dans le Coran, de nombreux versets font de l'obéissance à Allah et à son messager deux choses totalement équivalentes.   Il faut toutefois mentionner que, selon certains spécialistes, plusieurs des versets faisant mention d'un prophète, messager ou envoyé d'Allah, faisaient initialement référence à Jésus. 

 

Quoi qu'il en soit, les versets ordonnant aux fidèles d'obéir au messager d'Allah sont fort nombreux (plus d'une soixantaine) et on imagine facilement comment ils peuvent finir éventuellement par "programmer" l'esprit des enfants musulmans contraints d'apprendre le Coran au point de les priver de tout sens critique au sujet de Muhammad.

 

Voici quelques exemples-types de versets:

 

4.64  Nous n'avons envoyé de Messager que pour qu'il soit obéi, par la permission d'Allah.  Si, lorsqu'ils ont fait du tort à leurs propres personnes ils venaient vers toi en implorant le pardon d'Allah et si le Messager demandait le pardon pour eux, ils trouveraient, certes, Allah, Très Accueillant au repentir, miséricordieux.

4.65  Non!... Par ton seigneur!  Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu'ils ne t'auront demandé de juger de leurs disputes et qu'ils n'auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu'ils se soumettent complètement [à ta sentence].

7.158  Dis: "ô hommes!  Je suis pour vous tous le Messager d'Allah, à Qui appartient la royauté des cieux et de la terre. (...)  Croyez donc en Allah, en son Messager, le Prophète illettré qui croit en Allah et en Ses paroles.  Et suivez-le afin que vous soyez bien guidés."

8.20  Ô vous qui croyez!  Obéissez à Allah et à Son Messager et ne vous détournez pas de lui quand vous l'entendez (parler).

8.27  Ô vous qui croyez!  Ne trahissez pas Allah et le Messager. (...)

24.62  Les vrais croyants sont ceux qui (...), lorsqu'ils sont en sa compagnie pour une question d'intérêt général , ne s'en vont pas avant de lui avoir demandé la permission

33.36  Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu'Allah et Son Messager ont décidé d'une chose, d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir.  Et quiconque désobéi à Allah à à Son Messager s'est égaré certes, d'un égarement évident.

47.2  Et ceux qui ont cru et accompli de bonne oeuvres et ont cru en ce qui a été descendu sur Muhammad - et c'est la vérité venant de leur seigneur - Il leur efface leur méfaits et améliore leur condition.

48.29  Muhammad est le Messager d'Allah.  Et ceux qui sont avec lui sont durs avec les mécréants, miséricordieux entre eux (...)

49.2  Ô vous qui avez cru!  N'élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète, et ne haussez pas le ton en lui parlant, comme vous le haussez les uns avec les autres, sinon vos oeuvres deviendraient vaines sans que vous vous en rendiez compte.

49.7  Et sachez que le Messager d'Allah est parmi vous.  S'il vous obéissait dans maintes affaires, vous seriez en difficultés.  Mais Allah vous a fait aimer la foi (...) et vous a fait détester la mécréance, la perversité et la désobéissance.  Ceux-là sont les biens dirigés.

 

Il est certain que si la tâche d'interpréter ou de préciser un verset religieux prônant l'obéissance à un homme revient exclusivement à l'homme en question, (ou à ceux qui veulent donner une légitimité divine à son enseignement), il y a un conflit d'intérêt évident pour quiconque s'autorise encore à penser librement.

 

 

 

L'abrogation

 

Le Coran est considéré comme parfait, incréé et immuable... à condition d'ignorer qu'il existait plusieurs versions du Coran jusqu'à ce que le calif Othman les fasse tous détruire pour imposer la version qu'on connait aujourd'hui.  Toute personne qui lit ce livre constate que plusieurs versets se contredisent d'une sourate à l'autre.  C'est particulièrement vrai pour ceux qui concernent les non-musulmans.  Quelques-uns sont tolérants alors que d'autres (incroyablement plus nombreux) sont insultants ou franchement haineux.  Comme il ne semble pas y avoir de progression logique au fil des sourates, le néophyte est vite dépassé par une telle incohérence.

 

L'explication est fort simple: la "révélation" des sourates du Coran s'est faite sur une période de 23 ans: 13 à la Mecque, lorsque Muhammad n'avait que quelques dizaines de disciples et aucune puissance militaire et 10 à Médine, alors qu'une tribu de guerriers lui avait juré allégeance et qu'il disposait de suffisamment d'hommes, de chevaux et d'armes pour répandre sa doctrine par la force du sabre.   Pour compliquer les choses, les sourates ne sont pas placées en ordre chronologique mais plutôt en ordre décroissant approximatif de grandeur, (à l'exception de la première sourate).  

 

Une fois que l'on connaît le principe de l'abrogation, on comprends que les versets qui concernent les non-musulmans sont tolérants ou haineux selon qu'ils proviennent de sourates mecquoises ou médinoises.  On en arrive tout naturellement à la conclusion que le changement radical de ton entre les deux types de versets est bien davantage dû à l'état d'esprit de Muhammad au moment des dites révélations qu'aux caprices d'un dieu qui, bien qu'omniscient, n'aurait même pas prévu qu'il allait abroger ses propres versets.

 

Dès les premières contradictions coraniques, les musulmans se sont demandé ce qui expliquait ces dernières.  C'est pourquoi Muhammad a "providentiellement" reçu la révélation des versets suivants (n'oubliez pas que le Coran est censé être incréé et parfait et Allah, un dieu omniscient):

 

2.106  Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable.  Ne sais-tu pas qu'Allah est Omnipotent?

16.101  Quand nous remplaçons un verset par un autre - et Allah sait mieux ce qu'Il fait descendre - ils disent "Tu n'es qu'un menteur".  Mais la plupart d'entre eux ne savent pas.

 

Le principe d'abrogation est assez surprenant si on considère la fin du verset suivant:

48.23 (...)  Et tu ne trouveras jamais de changement à la règle d'Allah.

 

L'interdiction de l'adoption

 

L'islam interdit l'adoption plénière (officielle et complète avec changement de nom), qui était courante dans la société arabe pré-islamique.  Cette interdiction a une origine très particulière et bien peu spirituelle.  Muhammad avait un fils adoptif, Zayd, qu'il avait marié à l'une de ses cousines qui se prénommait Zaynab.  Elle ne voulais pas épouser Zayd mais Allah qui décidément n'en perd pas une révéla le verset suivant:

33.36.  Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu'Allah et Son Messager ont décidé d'une chose, d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir.  Et quiconque désobéi à Allah et à Son Messager, s'est égaré certes, d'un égarement évident.

 

Le mariage eu donc lieu.  Un beau jour, Muhammad surprit Zaynab en tenue légère et sa beauté - et surtout celle de son corps - le troubla.

 

Zaynab raconta cette anecdote à Zayd qui répudia immédiatement sa femme pour offrir Zaynad à Muhammad sans doute sans demander son avis à la principale intéressée.  Cependant, épouser sa belle-fille, même après répudiation de la part du mari de celle-ci, aurait été considéré comme un inceste à l'époque, ce qui risquait de miner la crédibilité du prophète.   Heureusement, par un heureux hasard, Muhammad reçu la révélation des versets suivants:

 

33.4  Allah (...) n'a point fait de vos enfants adoptifs vos propres enfants (...)

33.5  Appelez-les du nom de leurs pères, ce sera plus équitable devant Allah.  Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion ou vos alliés (...)

33.37  (...) Puis quand Zayd eu cessé toute relation avec elle, nous te la fimes épouser, afin qu'il n'y ait aucun empêchement pour les croyants d'épouser les femmes de leurs fils adoptifs quand ils cessent toutes relations avec elles.  Le commandement d'Allah doit être éxécuté.

33.40  Muhammad n'a jamais été le père de l'un de vos hommes (...)

 

C'est ainsi que Muhammad renia sa paternité adoptive et que Muhammad pu épouser Zaynab... et que 1400 plus tard, le droit musulman interdit toujours l'adoption plénière, privant ainsi les orphelins recueillis par des familles musulmanes du même nom et des même droits que leurs enfants biologiques, de même qu'à toute prétention à l'héritage familial.  Les enfants adoptés de façon non-officielle, (dite en kafala), sont fréquemment réduits à la servitude et victimes d'abus sexuels.

 

Polygamie limitée... sauf pour le prophète!  

 

L'islam permet la polygamie aux hommes musulmans mais ils doivent tout de même se limiter à quatre épouses (faut être raisonnable tout de même!):

 

4.3  (...) Il est permis s'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n'être pas juste envers celles-ci,  alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. (...)

 

Par contre, Allah semble avoir réservé un traitement de faveur à son messager:

 

33.50  Ô Prophète!  Nous t'avons rendu licites tes épouses à qui tu as donné le mahr (dot), ce que tu as possédé légalement parmi les captives [ou esclaves] qu'Allah t'a destinées, les filles de ton oncle paternel, les filles de tes tantes paternelles, les filles de ton oncle maternel, les filles de tes tantes maternelles, (...), -ainsi que toute femme croyante  si elle fait don de sa personne au Prophète, pourvu que le Prophète consente à se marier avec elle: c'est là un privilège pour toi, à l'exclusion des autres croyants.  Nous savons certes ce que Nous leur avons imposés au sujet de leurs épouses et des esclaves qu'ils possèdent, afin qu'il n'eût donc point de blâme contre toi.  Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

Note: en réalité, le mot "mahr" désigne la rétribution à laquelle une femme a droit pour un rapport sexuel licite.  Le même mot était utilisé pour désigner le salaire de la prostituée!

 

  • Aisha a dit:  "Je jalousais les femmes qui s'offrent elles-mêmes à l'Envoyé d'Allah et disait: "Comment une femme ose-t-elle faire don d'elle-même ainsi?  Quand Allah révéla ce verset: "Tu fais attendre qui tu veux d'entre elles et tu héberges chez toi qui tu veux.  Puis il ne t'est fait aucun grief si tu invite chez toi l'une de celles que tu avais écartées".  Sourate 33 Al Ahzab verset 51.  Je dis: "Il me semble que ton seigneur se hâte de satisfaire tes désirs".

 

Allah a même prévu que les épouses de Muhammad lui demeurent fidèles après sa mort (alors que l'islam permet aux musulmanes veuves de se remarier), même Aisha, qui n'avait que 18 ans à la mort de Muhammad.

 

Vol et pillage

 

La plupart des religions et des codes moraux interdisent le vol.  C'est une règle assez universelle et acceptée par la plupart des gens (mise à part les voleurs évidemment!).  L'islam interdit également le vol mais uniquement si la victime est musulmane:

 

  • “234. Selon Abou Hourayra (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « Le Musulman est le frère du Musulman. Il ne le trahit pas, ne lui ment pas et ne se refuse jamais à le secourir. Tout Musulman est sacré pour tout autre Musulman : son honneur, ses biens et son sang. (…) Il suffit à quelqu’un pour être mauvais de mépriser son frère Musulman ». (Rapporté par Tirmidhi)

 

Les membres de la tribu des Quraychites refusait de se convertir à l'islam, contrairement aux guerriers médinois qui avait accepté Muhammad comme leader.  Ces guerriers attaquèrent un jour une caravane Quraychites Nakhla durant le mois sacré du Rajab, qui était normalement un mois de trêve.  Combattre durant ce mois était considéré comme un très grand péché.  Lorsqu'il retournèrent à leur camp, Muhammad commença par refuser de toucher sa part du butin en disant "Je ne vous ai point ordonné de combattre pendant le mois sacré".  Cependant, par un hasard décidément providentiel, Allah, lui révéla le verset suivant:

 

2.217  Ils t'interrogent sur le fait de faire la guerre durant les mois sacrés.  - Dis: "Y combattre est un péché grave, mais plus grave encore auprès d'Allah est de faire obstacle au sentier d'Allah, d'être impie envers celui-ci (...) 

 

Allah lui révéla également celui-là:

 

9.37  Le nombre de mois, auprès d'Allah, est de douze [mois], dans la prescription d'Allah (...)  Quatre d'entre eux sont sacrés: telle est la religion droite.  [Durant ces mois] ne faites pas de tort à vous-mêmes.  Combattez les associateurs  sans exception, comme ils vous combattent sans exception. (...).

Note: le mot "associateurs" désigne ici des polythéistes et le mot traduit par "combattez" (qâtilu) comporte la racine arabe "qtl" qui signifie spécifiquement"tuer".

 

Lorsqu'il fut bien clair pour les musulmans que le pillage était une excellente chose aux yeux d'Allah, ce dernier décida, dans sa grande sagesse, de donner quelques indications sur la façon dont le butin devait être réparti:

 

8.1  Ils t'interrogent au sujet du butin.  Dis: "Le butin est à Allah et à Son Messager". (...)

8.41 Et sachez que, de tout butin que vous avez ramassé, le cinquième appartient à Allah, à Son Messager, à ses proches parents, aux orphelins, aux pauvres, et aux voyageurs (en détresse) (...).

59.7  Le butin provenant [des biens] des habitants des cités, qu'Allah a accordé sans combat à Son Messager appartient à Allah, au Messager, au proche parents, aux orphelins, aux pauvres et au voyageur en détresse (...)

 

La distinction faites entre le vol "ordinaire" et le pillage est parfaitement illustrée par le verset et le hadith suivant:

 

8.68  N'eût été une prescription préalable d'Allah, un énorme châtiment vous aurait touché pour ce que vous avez pris [de la rançon].

 

  •  Toujours selon lui: "Un homme du nom du Kirkira avait la garde des bagages du Prophète (saws).  quant il mourut, le Messager de Dieu (saws) dit: "Cet homme est en enfer", On alla voir la raison de cette condamnation et l'on trouva effectivement dans ses propres affaires un manteau qu'il avait volé du butin (Raporté par Bukhari)

Note:  "lui", c'est Abdullâh Ibn ‘Amr Ibn Al ‘Âs

 

La poésie 

 

L'islam n'a pas la poésie (et surtout les poètes) en odeur de sainteté comme on dit chez les chrétiens!  Là aussi, l'origine de l'interdiction semble avoir une origine moins religieuse qu'opportuniste.  Comme on le sait, les poètes ont la fâcheuse tendance à avoir l'esprit plutôt libre.  À l'époque de Muhammad, tout le monde n'admirait pas le prophète autoproclamé.  Certaines personnes le détestait franchement, dont quelques poètes, notamment la poétesse Asmâ bint Marwan ainsi que les poètes Abou 'Afak et Kaab Ibn Achraf .  À en croire Tabari et Ibn Ishâq, respectivement un exégète réputé du Coran et l'un des biographes officiels de Muhammad, ce dernier les aurait ouvertement demandé à ce qu'on le débarrasse de ces empêcheurs d'opprimer en rond, ce qui mena à leur meurtre. 

 

Extrait de la chronique de Tabari sur l'assasinat de Asmâ bint Marwan:

 

"Il y avait une femme du nom de Asmâ bint Marwan.  elle faisait des vers particulièrement insultants pour le prophète de l'islam.  quand ces vers furents rapportés à Mahomet, il dit tout haut: "Est-ce que personne ne me débarrassera de la fille de Marwan?"  Il y avait là un homme du clan de la poétesse, Omayr Ibn 'Adi.  Il n'avait pas été à Badr.  Bonne raison pour faire preuve de zèle.  Le soir même, il s'introduisait chez elle.  Elle dormait au milieu de ses enfants.  Le dernier, encore au sein, someillait sur sa poitrine.  Il la transperça de son épée et le lendemain alla trouver l'Envoyé de Dieu.  Il dit: "Envoyé de Dieu je l'ai tuée!".  "Tu as secouru Allah et son envoyé, ô Omayr!"

 

Le poète Abou 'Afak, un vieillard centenaire qui avait eu la mauvaise idée d'écrire quatre malheureux vers contre Muhammad, fut assassiné tout aussi lâchement dans son sommeil après que Muhammad ait demandé à haute voix "Qui me fera justice de cette crapule?".  Quant à Kaab Ibn Achraf, qui se moquait ouvertement de Muhammad et qui, réagissant à la bataille de Badr, avait essayé de pousser les mecquois à la vengeance, il subit le même sort après que Muhammad ait demandé "Qui eut me délivrer de Kaab Ibn Achraf?"

 

Comme on pouvait s'y attendre, Allah révéla le verset suivant à Muhammad:

26.224. Quant aux poètes, ce sont les égarés qui les suivent.

 

Il existe également un hadith contre la poésie:

  •   D'après 'Abû Hurayra, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Il vaut mieux pour un homme que son ventre soit rempli d'un pus causé par une maladie plutôt que (son esprit) soit plein de poésie". (Rapporté par Muslim

 

Des questions à se poser

 

Les musulmans, tenus de croire que Muhammad a existé, qu'il a récité lui-même les 6 236 versets du Coran et que tout les actes et les paroles qu'on lui attribue dans les hadiths authentiques sont des faits historiques, (du moins pour les sunnites), devraient peut-être commencer à se poser des questions sur l'empressement d'Allah à faire des révélations qui semblent calquées sur les désirs de son dit prophète.

 

Il est difficile pour une personne qui n'a pas été conditionnée depuis la naissance à considérer Muhammad comme un prophète, de ne pas trouver louches certains passages des textes sacrés de l'islam.  Comment les musulmans peuvent-ils être certains à 100% que Muhammad a toujours dit la vérité, ou encore que ceux qui ont continué à répandre l'islam après sa mort n'ont rien enlevé ni rien ajouté au Coran?

 

"En se présentant comme l'unique interprète du divin, il devient le seul à pouvoir imposer sa propre opinion, c'est à dire le seul à pouvoir s'exprimer tout court. Le Coran servira d'instrument à Mahomet pour imposer sa dictature. Le texte coranique sera ainsi rédigé au fur et à mesure des besoins du parrain de Medine, pour justifier les crimes commis par la secte naissante et ses associés ou ansar, pour satiriser ses ennemis, pour intimider les superstitieux, pour inciter au combat les fidèles ou pour organiser le partage du butin et des captives, en réservant bien sûr la part du lion au chef de guerre." (Le Coran Démasqué: Une lecture non-croyante du Coran).

 

Encore aujourd'hui où les sectes pullulent, bon nombre de gourous n'ont aucun scrupule à se donner le beau rôle dans un culte créé par eux-mêmes pour flatter leur ego, acquérir du pouvoir, collectionner les femmes ou s'enrichir.  Certains, dont la secte est basée sur une religion déjà existante, n'hésitent pas non plus à réinterpréter à leur guise des écrits sacrés millénaires selon ce qui les arrangent et ce qu'ils espèrent obtenirde leurs fidèles.  Si Muhammad vivait de nos jours, il n'est pas certain que sa doctrine eût rencontré autant de succès qu'il y a 14 siècle parce que le phénomène sectaire est beaucoup mieux connu maintenant.