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"Kids will be skeletons", par Casey Weldon

 

On a tendance à prendre pour acquis que tout les parents aiment leurs enfants.  Même de ceux qui les maltraitent on n'ose pas dire qu'ils ne les aiment pas.  On préfère dire qu'ils les aiment "mal" ou qu'ils ne savent pas comment le leur montrer.  Lorsque les enfants qui subissent des violences appartiennent à une autre culture, la tentation devient grande de tout relativiser, comme si les enfants n'avaient pas tous les mêmes besoins ni les mêmes droits.  Certaines situations de violence envers des enfants se rencontrent davantage dans les sociétés musulmanes, (quoiqu'elles n'en aient pas l'exclusivité).   

 

Les meurtres commis au nom de l'honneur

 

"Préoccupe toi plus de ta conscience que de ta réputation. Parce que ta conscience, c'est ce que tu es et ta réputation, c'est ce que les autres pensent de toi".  Auteur anonyme.

 

Le meurtre commis au nom de l'honneur est généralement un meurtre commis par un membre de la famille mais qui présente des caractéristiques spécifiques qu'on ne rencontre pas ou très rarement dans les autres cas de meurtres familiaux:

 

-le crime vise à punir la victime pour un comportement jugé déshonorant

-l'assassin est persuadé (souvent à tort) qu'il serait jugé plus sévèrement par sa communauté si la victime était épargnée.  

-le crime est prémédité et soigneusement planifié

-les autres membres de la famille sont complices, soit par leur silence, soit par leur participation active au crime

-l'assassin ne ressent ni honte ni remords 

-l'assassin ne tente pas de se suicider

 

Bien qu'aucune communauté religieuse ou culturelle ne détienne l'exclusivité des crimes dit d'honneur, ces derniers sont surtout concentrés dans la communauté musulmane.  Pourtant, aucun verset du Coran ne présente le meurtre comme un moyen de laver l'honneur.  Le verset 4.15 recommande que les femmes coupables de fornication soient enfermées à vie et le verset 24.2 recommande que toute personne (homme ou femme) coupable de fornication soit condamnée à recevoir 100 coups de fouet (ce qui peut s'avérer mortel).  Malheureusement, plusieurs hadiths autorisent la lapidation des personnes reconnues coupables d'adultère.  Toutefois, la sentence ne peut être appliquée que sous certaines conditions:  le Coran mentionne que celui qui lance des accusations de nature sexuelle contre une femme sans pouvoir produire quatre témoins est lui-même condamné à recevoir 80 coups de fouet (24.4)  et qu'aucune peine ne sera infligée à l'épouse accusée d'adultère par son mari si elle jure quatre fois que son mari ment, plus une cinquième fois pour attirer la malédiction d'Allah sur elle si c'est elle qui a menti (24.8-9).

 

Le père assassin

 

De nos jours, dans la majorité des cas, la victime d'un meurtre dit d'honneur est une jeune fille tuée par son père pour avoir supposément souillé l'honneur de sa famille.  Divers comportements peuvent lui valoir ce cruel châtiment:  avoir refusé de porter le voile, avoir fait preuve de coquetterie (maquillage, vêtements révélateurs, etc), avoir parlé à un garçon, être sortie avec un garçon, avoir perdu sa virginité avant le mariage, avoir été violée, avoir refusé un mariage forcé, avoir épousé un homme sans le consentement de sa famille (même s'il s'agit d'un musulman) ou avoir épousé un non-musulman.  Dans certains cas, une femme mariée est tuée pour avoir commis un adultère ou avoir voulu divorcer.  Parfois même, la victime n'est pas coupable de ce qui lui est reproché.

 

Instinctivement, on se demande comment un père peut balayer en un instant tout l'amour qu'il a pour sa fille et se mettre à la haïr au point de vouloir la tuer.  Comment cette enfant qu'il a conçue, qu'il a élevée, de qui il a reçu de l'affection et qu'il a vue grandir et s'épanouir chaque jour de sa vie a-t-elle pu devenir en un instant à ses yeux une criminelle méritant la mort?  Que s'est-il donc passé?

 

Et si le problème n'était pas ce qui s'est passé mais ce qui ne s'est pas passé?  Et si cet amour paternel que l'on prend pour acquis n'avait tout simplement jamais existé?  Un homme qui accorde plus d'importance au regard de sa communauté sur sa famille qu'à la vie de sa propre fille l'a-t-il jamais vraiment aimé?   S'il peut, sans aucun état d'âme, assassiner froidement son enfant pour ensuite retourner à ses occupations la conscience en paix, n'est-ce pas la preuve la plus éclatante qu'il n'avait aucun amour pour sa fille?

 

Le mère complice

 

Les jeunes filles tuées au nom de l'honneur ont aussi une mère, que l'on perçoit généralement comme une femme soumise, craintive et surtout totalement impuissante devant un crime qu'elle désapprouve forcément et dont elle ne prend connaissance qu'une fois qu'il a été commis.  Gardons-nous cependant de généraliser et de pousser notre empathie jusqu'à l'infantilisation et la déresponsabilisation.  Certaines musulmanes approuvent pleinement l'assassinat de leur fille et même y participent activement.   Une mère qui aime sincèrement sa fille et qui désire qu'elle vive prendra les mesures nécessaires pour la sauver d'un crime d'honneur, même lorsque peu de ressources s'offrent à elle.  Elle s'enfuira avec sa fille, même si elle ne sait pas où aller, dénoncera son mari à la police même si celle-ci est corrompue jusqu'à la moelle, s'attaquera physiquement à son mari même si elle est moins forte physiquement que lui, mais jamais elle ne demeurera passive! 

 

 

Parents ou géniteurs?

 

Un être assez abject pour tuer ou laisser tuer son enfant ne mérite pas le titre de parent.  Ce n'est qu'un simple géniteur.  Un véritable père et une véritable mère protègent leur enfant du danger quitte à risquer leur vie pour empêcher qu'il ne lui arrive du mal.  Ils se fichent royalement des qu'en-dira-t-on et ne feraient jamais passer quelque chose d'aussi subjectif que la réputation de leur famille avant la vie de leur enfant.  Dans les communautés véritablement humaines, ce sont d'ailleurs les meurtres familiaux qui choquent le plus et non la quête d'émancipation normale d'une adolescente qui ne menace la vie de personne.  S'il y a des gens qui considèrent le meurtre plus acceptable que l'idée archaïque qu'ils se font du déshonneur, ils ne méritent tout simplement pas qu'on se soucie de leur opinion!

 

Un enfant dépend de ses parents, physiquement et psychologiquement.  Pour avoir un développement normal, il  n'a pas seulement besoin d'un toit, de la nourriture et de vêtements, il a aussi besoin que ses parents assurent sa sécurité et le protègent de ce qui peut menacer sa vie.  Il doit pouvoir leur faire confiance et ne jamais avoir à craindre qu'un faux-pas de sa part ne les transforme brutalement en source potentielle de danger pour lui.   De même, un enfant a besoins que ses parents l'aiment mais cet amour doit être permanent et inconditionnel, même lorsqu'il est réprimandé et puni.   Un tel amour résiste aux années, au conditionnement religieux et aux jugements des voisins.

 

Mariage des fillettes et des jeunes filles

 

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Faiz Mohamed, 40 ans, et Ghulam Haider, 11 ans, Afghanistan. Photo: Stephanie Sinclair

 

"Il n'y aura pas de véritable amour dans ce monde aussi longtemps qu'on laissera souffrir des petits enfants."  Isadora Duncan

 

Le mariage des enfants et des jeunes filles  est une grave violation des droits humains.  Brutalement arrachée à leur enfance, des filles (dans la plupart des cas) se voient forcé d'épouser un garçon plus âgé voire même bien souvent un homme adulte.  Le mariage ne marque pas seulement la fin de leur enfance mais aussi la fin de leurs études et de leurs rêves d'avenir.  Leur avenir est désormais tout tracé.  Elles seront jusqu'à leur mort (à moins d'être répudiées) une simple possession de leur mari et seront confrontées à des réalités d'adultes: relations sexuelles, violence conjugale, maternité (d'autant plus risquée qu'elle est précoce), conflit avec la belle-mère ou avec les autres épouses de leur mari, etc.  Lorsqu'en plus elles ont subis une mutilation sexuelle, elles risquent de graves séquelles et même la mort.   

 

La fille-marchandise 

 

Dans certains cas, le mariage est utilisé comme un moyen pour un homme de dédommager la famille d'une fille qu'il a violée et surtout, dans certains cas, d'éviter des poursuites.  Forcée d'épouser son violeur, la victime n'est considérée que comme un simple bien appartenant à son père et ayant perdu toute sa valeur sur le "marché" en perdant sa virginité.  Non-vierge et non-mariée, elle est considérée comme souillée et sans valeur.  Ses parents sont persuadés que si la chose s'ébruite, plus aucun homme ne voudra d'elle.  Pour un peu, les parents remercieraient le violeur d'avoir la "bonté" de sauver leur fille du déshonneur (ce qui revient à remercier un pyromane d'avoir éteint l'incendie qu'il a lui-même allumé)!

 

Dans d'autres cas, une fille, parfois aussi jeune que 5 ans  est donnée en mariage à un homme d'un autre clan pour rembourser une dette ou pour régler un litige.  Cette pratique barbare appellée "swara" est surtout pratiquée au Pakistan, où 30% des mariages impliquent des enfants et où elle est illégale depuis 2004.  Là aussi, la fille n'est pas considérée comme une personne mais comme un simple bien qu'on peut donner, vendre ou échanger sans se soucier de ce qu'elle ressent.

 

Même le fait d'être née de parent immigrés dans un pays occidental ne protège pas obligatoirement du mariage forcé.   Il n'est pas rare qu'une fille qui parte en "vacances" dans le pays de ses ancêtres et n'en reviennent jamais puisqu'elle y mariée contre son gré.  Au traumatisme du mariage lui-même, s'ajoute le sentiment d'avoir été trahie par ses parents de même que la perte de ses amis et de tout ses repaires socio-culturels.  Elle est seule et en terrain inconnu. 

 

Briser le cycle

 

Un mariage avec une mineure est un viol qui dure toute la vie.  Que certaines fillettes maltraitées et malheureuses puissent éventuellement consentir à un mariage qu'elles voient comme un moyen de fuir la maison et d'acquérir un peu de liberté ne change rien au fait qu'elles n'ont pas l'âge de se marier et de consentir aux relations sexuelles.  Les fillettes et les adolescentes n'ont pas la maturité physique et psychologique pour gérer une maison, devenir mère ou devenir la belle-mère des enfants d'un mari veuf.  Elles sont à l'âge où elles devraient s'amuser, s'instruire et rêver. 

 

Les parents qui se préparent à imposer un mariage à leur fille doivent prendre conscience du mal qu'ils lui font.  Ils ne doivent pas penser uniquement à eux mais aussi se demander où se trouve l'intérêt de leur fille et celui-ci ne peut être dissocié de son bonheur.  Le mariage est l'une des décisions les plus importantes que l'on puisse prendre dans une vie.  Lorsque la principale intéressée n'a son mot à dire ni sur le moment de se marier, ni sur l'identité de l'époux, ni sur sa sexualité et sa fécondité, elle est dépossédée de tout contrôle sur sa propre vie et devient une esclave.  

 

Les mères à qui on a imposé un mariage forcé, doivent se souvenir de la peur et de la souffrance qu'elles ont ressenties et trouver en elles le courage de briser le cycle infernal.

 

On peut trouver des sites d'information et de ressources sur le mariage forcé en cliquant ici (vers le bas de la page).

 

 

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Endoctrinement des enfants au jihad militaire

 

"La haine soigne ses chiens et saignent ses enfants." Patrice Desbiens

 

Le sens à donner au mot "jihad" (effort) varie d'un musulman à l'autre.  Quoi qu'il en soit, c'est un devoir pour tout musulmans.  Bon nombre d'intégristes ont évidemment une préférence pour le jihad militaire et pas nécessairement dans les situations où des musulmans se font attaquer.   Certains d'entre eux considèrent légitime de tuer tout individu qui n'est pas musulman qu'ils identifient comme un ennemi de l'islam du simple fait de sa propre existence.  Ceux-là font évidemment la promotion du meurtre gratuit et des attentats terroristes. 

 

Ces intégristes ne se contentent pas d'embrigader des adultes dans leur délire, ils s'affairent aussi à transmettre leur haine aux enfants musulmans, les leurs et ceux des autres musulmans.  Les enfants ne haïssent pas spontanément leur prochain mais ils sont faciles à manipuler et ils adoptent très facilement les préjugés que leur transmettent les adultes mal intentionnés.   C'est particulièrement vrai dans le cas des enfants qui vivent en vase clos dans une famille ou une communauté très fermées sur le reste du monde ou encore qui sont "scolarisés" à la maison en fonction d'une idéologie particulière. 

 

Les enfants à qui ont fait réciter et apprendre par coeur le Coran présentent déjà un risque très élevé de développer la haine de tous ceux que ce livre leur désigne comme des personnes mauvaises et à glorifier le combat militaire pour Allah.  Cependant, il existe des manuels scolaires haineux qui apprennent aux petits musulmans à haïr, par exemple, les juifs, les chrétiens et les homosexuels.  Il existe également des livres illustrés qui leur racontent des hadiths violents.  On retrouve (même en Occident) des écoles musulmanes (souvent clandestines) qui inculquent l'idéologie du jihad aux enfants.  Dans certains pays musulmans, il existe également des camps d'entrainement où de jeunes garçons apprennent à devenir des terroristes. 

 

C'est que certains musulmans ne mettent des enfants au monde que pour les voir mourir en assassin et c'est en ce sens qu'ils les conditionnent afin que ce funeste projet leur semble aussi naturel que de respirer:

 

Lors d’une conversation anodine, Raida Abu Mustafa, la maman du petit Mohammed, s’est lancée dans un long monologue sur la culture du martyrs, – et a annoncé au médecin qu’elle aimerait voir son fils, une fois guéri, perpétrer un attentat suicide à Jérusalem.

(...)

« Pour nous, la mort est une chose naturelle. Nous n’avons pas peur de la mort. Du plus petit enfant, encore plus petit que Mohammed, à la personne la plus âgée, nous sommes prêts à tous les sacrifier pour la cause. (...) »

« Alors, pourquoi vous battez-vous pour sauver la vie de votre fils, si vous dites que la mort est une chose habituelle pour votre peuple? »

« C’est une chose ordinaire », dit-elle en souriant. « La vie n’est pas précieuse, pas pour nous. Pour nous, la vie n’est rien, elle ne vaut pas grand chose. C’est pourquoi nous avons de nombreux candidats pour porter des ceintures d’explosifs et se faire sauter en public. Ils n’ont pas peur de la mort. Aucun d’entre nous, même pas les enfants, n’ont peur de la mort. (La vie la mort "l'amore")

 

Lorsque la seule émotion qu'on autorise un enfant à ressentir est la haine et que le seul moyen par lequel on lui apprend à extériosiser cette dernière est la violence, il est facile d'en faire un terroriste, surtout si on fait de sa vie une cage d'interdictions de toutes sorte et qu'on lui fait miroiter un paradis réservé en priorité aux "martyrs" et dans lequel il pourra enfin "vivre"!  Si aucun adulte sain d'esprit ne leur vient en aide, plusieurs enfants endoctrinés au jihad deviendront des assassins et pas n'importe quelle catégorie d'assassin, la pire: celle des assassins qui tuent la conscience en paix, probablement parce que cette dernière n'a jamais pu se développer.

 

 

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Image: Monique Endt 

 

"Un adulte créatif est un enfant qui a survécu." Ursula K. Guin

 

Les intégristes musulmans aiment-ils leurs enfants?  On peut en douter lorsqu'on voit à quel point ils sont sourds à leurs besoins.  Ce ne sont pas des parents dignes de ce nom que ceux qui considèrent leurs enfants comme des possessions sur lesquelles ils ont droit de vie ou de mort, qui les utilisent pour obtenir quelque chose ou pour éviter d'avoir à assumer la conséquence de leurs actes ou qui les dressent pour devenir des machine à tuer. 

 

L'enfance est la période la plus importante de la vie.  C'est ce qu'on apprend et ce qu'on expérimente lorsqu'on est enfant qui détermine quel adulte nous deviendrons et comment nous envisagerons alors le monde et nos rapports avec nos frères humains.  La violence physique et psychologique de même que les évènements stressants sont susceptible d'altérer de façon permanente chez l'enfant sa santé mentale et physique, hypotéquant par le fait même sa vie d'adulte et même celle de ses futures enfants.

 

Un enfant est un individu à part entière, non un simple appendice de ses parents, un objet de marchandage ou un outil de propagande ou de guerre.  Il a droit au respect de son intégrité mentale et physique.  Il a droit à la vie et au bonheur.  Il a le droit de s'épanouissement entouré de personnes qui l'aiment vraiment et le protègent.  Il a le droit de se faire des amis sans avoir à se demander s'ils font partie du bon groupe, de la bonne religion ou de la bonne ethnie.  Il a le droit d'envisager le monde avec sa curiosité naturelle et sa facilité à s'émerveiller de tout.  

 

"Vos enfants ne sont pas vos enfants.

Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même,

Ils viennent à travers vous mais non de vous.

Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas."  Khalil Gibran

 

Pour en savoir plus sur les droits de les enfants:

 

Convention relative aux droits de l’enfant

Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant, concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés

Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant, concernant la traite, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants

Fédérations nationales GAMS

Le droit à l'éducation

Document de l'ONU sur les enfants soldats