coran-ombre-mahomet

 


Dernière mise à jour: 10 octobre 2020.

 

"Pour se faire des ennemis, pas la peine de déclarer la guerre, il suffit juste de dire ce que l'on pense."  Martin Luther King.

 

Le caractère belliqueux de l'islam est évident pour quiconque prend la peine de lire le Coran avec un regard objectif.  Cependant, toute personne qui aborde franchement le sujet se fait répondre que l'islam n'autorise la guerre que dans une situation d'autodéfense, qu'il faut replacer les versets guerriers dans leur contexte historique, etc.  Qu'en est-il? 

 

Dans le Coran:

 

Examinons de plus près quelques versets guerriers ainsi que le contexte entourant leur "révélation".  

 

 

 

2.191: Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d´où ils vous ont chassés: l´association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu´ils ne vous y aient combattus. S´ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants.
(...)
2.193: Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'association et que la religion soit entièrement à Allah. S'ils cessent (de pratiquer le polythéisme), donc plus d'hostilités, sauf contre les injustes.



Le verset 191 fait allusion au départ des musulmans de la Mecque, chassés et dépossédés de leurs biens par des mecquois polythéistes du clan quraychite. Cependant, il a été révélé plusieurs années après les évènements, alors que la Mecque était sous le contrôle de Muhammad et des musulmans. Comme le verset 191 n'interdit aux musulmans d'attaquer les premiers que près de la Mosquée sacrée et que seule la disparition du polythéisme puisse faire cesser les hostilités, on ne peut pas parler de guerre d'autodéfense mais plutôt de représailles et de persécution religieuse.

 

2.217. Ils t´interrogent sur le fait de faire la guerre pendant les mois sacrés. - Dis: "Y combattre est un péché grave, mais plus grave encore auprès d´Allah est de faire obstacle au sentier d´Allah, d´être impie envers Celui-ci et la Mosquée sacrée, et d´expulser de là ses habitants. L´association est plus grave que le meurtre." Or, ils ne cesseront de vous combattre jusqu´à, s´ils peuvent, vous détourner de votre religion. Et ceux parmi vous qui adjureront leur religion et mourront infidèles, vaines seront pour eux leurs actions dans la vie immédiate et la vie future. Voilà les gens du Feu: ils y demeureront éternellement.

 

Dans la société arabe de l'époque de Muhammad, faire la guerre durant les mois sacrés était considéré comme un très grand péché. Les polythéistes (appelés "associateurs" dans le Coran parce qu'ils "associent" d'autres divinités à Dieu) respectaient cette trêve,  le verset 217 justifie donc les attaques surprise commises par les musulmans contre des polythéistes qui vaquent à leurs occupations (non mlitaires) avec leur famille et ce pour la seule raison qu'ils croient en plusieurs dieux, (ce qui serait supposément un crime pire que le meurtre!). 

Quoique l'avant-dernière phrase parle des polythéistes qui combattront les musulmans, elle est au futur, elle anticipe donc des combats qui n'ont pas encore eu lieu.  De plus, on ne sait pas si ces combats seront initiés ou non par des polythéistes; il pourrait toutefois ne s'agir que d'un combat spirituel pour détourner les musulmans de l'islam (ce qui expliquerait pourquoi la version arabe de la seconde occurence (dans les traductions) du verbe "combattre" ne contient pas la racide "qtl" qui implique l'acte de tuer).




3.12. Dis à ceux qui ne croient pas : "Vous serez vaincus bientôt; et vous serez rassemblés vers l'Enfer. Et quel mauvais endroit pour se reposer! "



Il serait plus facile de croire à de l'autodéfense si ce verset commençait par "Dis à ceux qui te déclarent la guerre"... 


3.121. Lorsqu'un matin, tu (Muhammad) quittas ta famille, pour assigner aux croyants les postes de combat et Allah est Audient et Omniscient.
3.122. Quand deux de vos groupes songèrent à fléchir! Alors qu'Allah est leur allié à tous deux! Car, c'est en Allah que les croyants doivent placer leur confiance .
3.123. Allah vous a donné la victoire, à Badr, alors que vous étiez humiliés. Craignez Allah donc. Afin que vous soyez reconnaissants !
3.124. (Allah vous a bien donné la victoire) lorsque tu disais aux croyants; "Ne vous suffit-il pas que votre Seigneur vous fasse descendre en aide trois milliers d'Anges" ?
3.125. Mais oui! Si vous êtes endurants et pieux, et qu'ils [les ennemis] vous assaillent immédiatement, votre Seigneur vous enverra en renfort cinq mille Anges marqués distinctement .
3.126. Et Allah ne le fit que (pour vous annoncer) une bonne nouvelle, et pour que vos coeurs s'en rassurent. La victoire ne peut venir que d'Allah, le Puissant, le Sage;
3.127. pour anéantir une partie des mécréants ou pour les humilier (par la défaite) et qu'ils en retournent donc déçus.



La bataille de Badr, aussi appelée Invasion de Safouan, est la première bataille victorieuse des musulmans et a été lancée par Muhammad en 624 contre une caravane marchande appartenant à des membres du clan quraychite pour venger l'appropriation des biens des musulmans. Celui qui dirigeait la caravane, Abû Sufyân, a fait de grands efforts pour éviter l'affrontement pendant plusieurs jours. On ne peut donc pas parler d'autodéfense mais de représailles contre des gens dont le seuls crime était d'appartenir au même clan que ceux qui avaient chassé les musulmans.



4.76. Les croyants combattent dans le sentier d'Allah, et ceux qui ne croient pas combattent dans le sentier du Tagut . Eh bien, combattez les alliés de Diable, car la ruse du Diable est certes, faible.



Ce verset compare clairement les non-musulmans à des soldats qu'il faut combattre.  Il est difficile de dire si le combat préconisé est obligatoirement un combat militaire mais le versets 74 de la même sourate ordonne aux musulmans "Qu'ils combattent donc dans le sentier d'Allah (...) et le mot traduit ici par "combattent" est "falyuqâtil" qui implique l'acte de tuer (lire "La racine meurtrière" plus bas sur cette page).



8.12 Et ton Seigneur révéla aux Anges : "Je suis avec vous : affermissez donc les croyants. Je vais jeter l'effroi dans les cœurs des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous et frappez-les sur tous les bouts des doigts.
8.13 Ce, parce qu'ils ont désobéi à Allah et à Son messager." Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager... Allah est certainement dur en punition!
8.14. Voilà (votre sort); goûtez-le donc! Et aux mécréants le châtiment du Feu (sera réservé).
8.15. Ô vous qui croyez quand vous rencontrez (l'armée) des mécréants en marche , ne leur tournez point le dos. 
(...)
8.19 Si vous avez imploré l'arbitrage d'Allah vous connaissez maintenant la sentence [d'Allah] Et si vous cessez [la mécréance et l'hostilité contre le Prophète..], c'est mieux pour vous. Mais si vous revenez, Nous reviendrons, et votre masse, même nombreuse, ne vous sera d'aucune utilité. Car Allah est vraiment avec les croyants.



Les versets 7 et 8 de la sourate 8 disent ceci:

8.7. (Rappelez-vous), quand Allah vous promettait qu'une des deux bandes sera à vous. "Vous désiriez vous emparer de celle qui était sans armes, alors qu'Allah voulait par Ses paroles faire triompher la vérité et anéantir les mécréants jusqu'au dernier .
8.8. afin qu'Il fasse triompher la vérité et anéantir le faux, en dépit de la répulsion qu'en avaient les criminels. 


Il est difficile de dire si le verset 7 parle d'anéantir les mécréants en général ou seulement ceux qui s'opposent à l'armée des musulmans mais il mentionne clairement qu'attaquer un groupe sans arme était considéré comme normal par les guerriers musulmans et Allah ne leur fait aucun reproche direct à ce sujet. De plus, le verset 15 donne l'impression que l'armé musulmane allait à la rencontre des mécréants, ce qui n'est pas non-plus de l'autodéfense.



8.55. Les pires bêtes, auprès d'Allah, sont ceux qui ont été infidèles (dans le passé) et qui ne croient donc point (actuellement),
8.56. ceux-là mêmes avec lesquels tu as fait un pacte et qui chaque fois le rompent, sans aucune crainte [d'Allah].
8.57. Donc, si tu les maîtrises à la guerre, inflige-leur un châtiment exemplaire de telle sorte que ceux qui sont derrière eux soient effarouchés. Afin qu'ils se souviennent.
8.58. Et si jamais tu crains vraiment une trahison de la part d'un peuple, dénonce alors le pacte (que tu as conclu avec), d'une façon franche et loyale car Allah n'aime pas les traîtres.
8.59. Que les mécréants ne pensent pas qu'ils Nous ont échappé. Non, ils ne pourront jamais Nous empêcher (de les rattraper à n'importe quel moment).
8.60. Et préparez [pour lutter] contre eux tout ce que vous pouvez comme force et comme cavalerie équipée, afin d'effrayer l'ennemi d'Allah et le vôtre, et d'autres encore que vous ne connaissez pas en dehors de ceux-ci mais qu'Allah connaît. Et tout ce que vous dépensez dans le sentier d'Allah vous sera remboursé pleinement et vous ne serez point lésés. 



Si le Coran encourage la poursuite de mécréants qui fuient le combat et identifie comme ennemi des gens que Muhammad et les musulmans ne connaissent pas et n'ont jamais rencontrés, il est difficile de convaincre les lecteurs qu'ils s'agit d'autodéfense. 



9.5 Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

 

À moins de les croiser par hasard, on ne peut trouver que ceux que l'on cherche et on ne peut assiéger un peuple qu'en l'attaquant chez lui.  On notera en passant combien versatile est Allah au sujet du respect des mois sacrés...

 


9.29 Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n'interdisent pas ce qu'Allah et Son Messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu'à ce qu'ils versent la capitation par leurs propres mains après s'être humiliés.



Lorsque le début de la sourate 9 a été révélé, Muhammad s'apprêtait à attaquer l'armée byzantine (composée de chrétiens) pour rattraper l'échec de la bataille de Mutah (les deux armées ne s'étend jamais rencontrées), elle-même lancée pour venger le meurtre d'un émissaire envoyé par Muhammad, tué par un chef byzantin. Muhammad chargea donc un autre émissaire de communiquer le contenu du début de la sourate 9 à des peuples alliés pour leur expliquer quelle était la marche à suivre avec les non-musulmans, dans ce cas-ci les juifs et les chrétiens (appelés "Gens du livre"). Le verset 29, introduit officiellement le concept de dhimma, (du mot "dhimmi", c'est à dire "protégé"). Pour cette raison, on le surnomme "verset de la dhimmitude".  En gros, les juifs et les chrétiens sous domination musulmane doivent choisir entre la guerre, la conversion et le paiement de la jizya, un impôt spécial leur permettant d'acheter la paix et de continuer à pratiquer leur religion mais qui s'accompagne d'un statut inférieur auquel se sont ajouté par la suite un ensemble de contraintes humiliantes.  La jyzia est mentionnee dans le hadith sahih suivant:

 

"Lorsque vous rencontrez vos ennemis qui sont païens, invitez-les à suivre trois actions. S'ils s'acquittent de l'une d'entre elles, vous l'accepterez et vous abstiendrez de leur faire du mal. Invitez-les à accepter l'islam ; s'ils acceptent, acceptez-le aussi et cesser de les combattre*... S'ils refusent d'adhérer à l'islam, exigez d'eux la jyzia. Si ils sont d'accord pour payer, saisissez-là et retirez vos mains à bonne distance des infidèles. Si ils refusent de payer l'impôt, demande l'aide d'Allah et combattez-les. (Muslim Sahih 19/8294)



9.36. Le nombre de mois, auprès d'Allah, est de douze [mois], dans la prescription d'Allah, le jour où Il créa les cieux et la terre. Quatre d'entre eux sont sacrés : telle est la religion droite. [Durant ces mois], ne faites pas de tort à vous-mêmes. Combattez les associateurs sans exception, comme ils vous combattent sans exception. Et sachez qu'Allah est avec les pieux. 


Ce verset fait allusion aux polythéistes et il s'agit clairement d'une guerre de vengeance qui vise tout les polythéistes même si, bien sûr, ils ne combattent pas tous des musulmans.



9.123. Ô vous qui croyez! Combattez ceux des mécréants qui sont près de vous ; et qu'ils trouvent de la dureté en vous. Et sachez qu'Allah est avec les pieux. 


On croirait davantage à une promotion de l'autodéfense si ce verset était formulé ainsi: "Combattez ceux des mécréants qui vous combattent".




33.26. Et Il a fait descendre de leurs forteresses ceux des gens du Livre qui les avaient soutenus [les coalisés], et Il a jeté l'effroi dans leurs cœurs; un groupe d'entre eux vous tuiez, et un groupe vous faisiez prisonniers.
33.27. Et Il vous a fait hériter leur terre, leurs demeures, leurs biens, et aussi une terre que vous n'aviez point foulée. Et Allah est Omnipotent.



Ces versets font allusion au massacre de la tribu des Banu Qurayza. Des membres de cette tribu avaient soutenu les ennemis de Mahomet (ce qui n'est peut-être pas si surprenant lorsqu'on sait de quelle violence Muhammad et ses guerriers étaient capables).  Il s'agit donc clairement d'une guerre de représailles doublée d'une guerre pour l'appropriation de terres et de biens.  Après un siège de 25 jours, presque tout les adultes et garçons pubères mâles de la tribu ont été massacrés (entre 600 et 900 selon Tabari et entre 400 et 700 selon Kathir).  Les femmes et les enfants eux, ont été réduits à l'esclavage et distribués, vendus ou échangés comme du bétail.  Bien que l'islam interdise en principe la fornication et l'adultère, le Coran permet aux musulmans l'usage sexuel de leurs captives de guerre (même si elles sont mariées) et de leurs esclaves (Coran 4.3, 4.24-25, 23.5-6, 33.50, 33.52 et 70.30).  De plus, le génocide ne s'arrêtait pas au massacre des mâles de la tribu ennemie puisque les fils des esclaves étaient systématiquement castrés.



33.50 Ô Prophète! Nous t´avons rendue licites tes épouses à qui tu as donné leur mahr (dot), ce que tu as possédé légalement parmi les captives [ou esclaves] qu´Allah t´a destinées (...)



Justement, les captives de guerre des musulmans n'étaient pas des soldates, c'était des épouses, des mères et des filles qui étaient enlevée sur leur propre terre après que leurs époux, père, frères et fils (pubères) aient été massacrés lors d'une attaque.  Là encore, aucune trace d'autodéfense.  



33.60. Certes, si les hypocrites, ceux qui ont la maladie au cœur, et les alarmistes [semeurs de troubles] à Médine ne cessent pas, Nous t'inciterons contre eux, et alors, ils n'y resteront que peu de temps en ton voisinage.
33.61. Ce sont des maudits. Où qu'on les trouve, ils seront pris et tués impitoyablement :



Là encore, pour trouver quelqu'un, il faut le chercher ou tomber dessus par inadverdance.  Rien à voir avec de l'autodéfense et tout à voir avec la vengeance et la persécution religieuse.



47.35. Ne faiblissez donc pas et n'appelez pas à la paix alors que vous êtes les plus hauts,[en position de force] qu'Allah est avec vous, et qu'Il ne vous frustrera jamais [du mérite] de vos œuvres.



Le verset 32 de la sourate 47 dit ceci:

32. Ceux qui ont mécru et obstrué le chemin d'Allah et se sont mis dans le clan opposé au Messager après que le droit chemin leur fut clairement exposé, ne sauront nuire à Allah en quoi que ce soit. Il rendra vaines leurs oeuvres.



Le verset 35 concerne donc des incroyants, (possiblement des convertis ayant apostasié, comme le laisse supposer le verset 25), qui se sont alliés aux ennemis de Muhammad. Cependant, continuer à combattre un ennemi à terre n'est pas ce qui se rapproche le plus de l'autodéfense. De plus, les ennemis à qui les incroyants ne sont alliés avaient peut-être été attaqués par Muhammad sans provocation. Enfin, le dernier verset de la sourate 47 se termine par ceci: 

47.38. (...) Et si vous vous détournez, Il vous remplacera par un peuple autre que vous, et ils ne seront pas comme vous.

Il s'agit clairement d'une allusion au remplacement des peuples qui renient l'islam, donc de génocide (que celui-ci soit orchestré par Allah  ou par les musulmans).


48.16 Dis à ceux des Bédouins qui restèrent en arrière : "Vous serez bientôt appelés contre des gens d'une force redoutable. Vous les combattrez à moins qu'ils n'embrassent l'Islam. Si vous obéissez, Allah vous donnera une belle récompense, et si vous vous détournez comme vous vous êtes détournés auparavant, Il vous châtiera d'un châtiment douloureux".

Si seule la conversion de l'ennemi peut le protéger de l'armée musulmane, c'est qu'il s'agit d'une guerre de conversion.



59.2. C'est Lui qui a expulsé de leurs maisons, ceux parmi les gens du Livre qui ne croyaient pas, lors du premier exode . Vous ne pensiez pas qu'ils partiraient, et ils pensaient qu'en vérité leurs forteresses les défendraient contre Allah. Mais Allah est venu à eux par où ils ne s'attendaient point, et a lancé la terreur dans leurs cœurs. Ils démolissaient leurs maisons de leurs propres mains, autant que des mains des croyants. Tirez-en une leçon, ô vous êtes doués de clairvoyance.
59.3. Et si Allah n'avait pas prescrit contre eux l'expatriation, Il les aurait certainement châtiés ici-bas; et dans l'au-delà ils auront le châtiment du Feu.
59.4. Il en est ainsi parce qu'ils se sont dressés contre Allah et Son messager. Et quiconque se dresse contre Allah... alors, vraiment Allah est dur en punition.
(...)
59.14. Tous ne vous combattront que retranchés dans des cités fortifiées ou de dernière des murailles. Leurs dissensions internes sont extrêmes. Tu les croirais unis, alors que leurs cœurs sont divisés. C'est qu'ils sont des gens qui ne raisonnent pas.



Le peuple auquel la sourate 59 fait allusion est la tribu des Banu Nadir, d'abord attaquée par surprise en 624 et entièrement expulsée de Yathrib  (future Médine) sous prétexte que quelques-uns de ses membres auraient tenté de tuer Muhammad en lui lançant un rocher après que celui-ci ait voulu répartir sur tout les habitants de Médine la somme correspondant au prix du sang réclamé pour le meurtre de deux arabes.  Les Banu Nadir avaient trouvé refuge à Khaybar, une oasis situé à 150 km de Yatrib.  En 628 Muhammad attaqua Khaybar et captura Les Banu Nadir réussir à obtenir d'être épargnés en échange de leurs biens et de la moitié de leur récolte.  il n'en demeure pas moins que plusieurs femmes furent capturées et réduite à l'esclavage.

 

 

 

La racine meurtrière.

 

On retrouve dans la version arabe du Coran plusieurs verbes comportant la racine "qtl".  En arabe, le verbe "tuer" se dit "qutil".  Kasimirski, l'un des traducteurs du Coran donne à l'un des mots qui en dérivent, "quattâl" le sens de "qui tue tout, le grand tueur". Le dictionnaire arabe du Larousse lui donne quant à lui le sens de "meurtrier". Un autre mot de même racine, "qutul", signifie d'ailleurs littéralement "meurtrier".  Dans de nombreuses traductions, (les versions françaises notamment), les mots comportant la racine "qtl" ont été remplacés par des mots moins violents, le verbe "combattre" dans la plupart des cas. En voici  quelques-uns avec les mots à racine "qtl" en parenthèses :


2.190: Combattez (qâtilû) dans le sentier d'Allah ceux qui vous combattent (yuqâtilûnakum)


2.191: Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d´où ils vous ont chassés: l´association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez (tuqatiluhum) pas près de la Mosquée sacrée avant qu´ils ne vous y aient combattus (yuqatilukum). S´ils vous y combattent (qatalukum), tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants.

2.193: Et combattez-les (qâtilûhum) jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'association et que la religion soit entièrement à Allah. S'ils cessent (de pratiquer le polythéisme), donc plus d'hostilités, sauf contre les injustes.

2.216 Le combat (qitâlu) vous a été prescrit alors qu'il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose qui vous soit un bien (...)

2.217 Ils t'interrogent sur le fait de faire la guerre (qitâlin) durant les mois sacrés. -Dis "Y combattre (qitâlun) est un péché grave, mais plus grave auprès d'Allah est de faire obstacle au sentier d'Allah, d'être impie envers Celui-ci et la Mosquée sacrée, et d'expulser de là ses habitants. L'association est plus grave que le meurtre (al-qatli). Or, ils ne cesseront de vous combattre (yukâtilûnakum) s'ils peuvent vous détourner de votre religion (...)

2.244: Et combattez (qâtilu) dans le sentier d'Allah. Et sachez qu'Allah est Audient et Omniscient

3.13 Il y eut déjà pour vous un signe dans ces deux troupes qui s'affrontèrent: l'une combattait (tuqâtilû) dans le sentier d'Allah, et l'autre, était mécréante (...)

3.121 Lorsqu'un matin tu [Muhammad] quittas ta famille pour assigner aux croyants les postes de combat (lilqitâli) (...)

3.167 (...) Venez combattre (qâtilû) dans le sentier d'Allah, ou repoussez [l'ennemi](qitâlâan) (...)

4.74 Qu'ils combattent (falyuqâtil) donc dans le sentier d'Allah, ceux qui troquent la vie présente contre la vie future. Et quiconque combat (yukâtil) dans le sentier d'Allah, tué ou vainqueur, Nous lui donnerons bientôt une énorme récompense.

3.157 Et si vous êtes tués (qutiltum) dans le sentier d'Allah ou si vous mourez, un pardon de la part d'Allah et une miséricorde valent mieux que ce qu'ils (les mécréants) amassent.

8.65 Ô Prophète, incite les croyants au combat (qitâli) (...)

9.29 Combattez (qâtilu) ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n'interdisent pas ce qu'Allah et Son Messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu'à ce qu'ils versent la capitation par leurs propres mains après s'être humiliés.

9.30 Les Juifs disent "Uzayr est fils d'Allah" et les Chrétiens disent "Le Christ est fils d'Allah. Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu'Allah les anéantissent! (quâtalahûmu) (...)

9.36 (...) Combattez (qâtilu) les associateurs sans exceptions (...)

9.83 Si Allah te ramène vers un groupe de ces (gens-là), et qu'ils te demandent permission pour partir au combat, alors dis: "Vous ne sortirez plus jamais en ma compagnie, et vous ne combattrez (tuqâtilû) plus jamais d'ennemis avec moi.(...)

Note: Le mot "combat" a été ajouté à la traduction de Hamidullah pour la compréhension mais il ne faisait pas partie du texte original.

9.111 Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs bien en échange du Paradis. Ils combattent (yuqâtilûna) dans le sentier d'Allah, ils tuent (fayaqtulûna), et ils se font tuer (yuqtalûna).

9.123 Ô vous qui croyez! Combattez (qâtilû) ceux des mécréants qui sont près de vous; et qu'ils trouvent de la dureté en vous.

48.16 Dis à ceux des Bédouins qui restèrent en arrière: "Vous serez bientôt appelé devant des gens d'une force redoutables. Vous les combattrez (tuqâtilûnahum) à moins qu'ils n'embrassent l'islam (...).

51.10 Maudit (qutila) soient les menteurs!

57.10 Et qu'avez-vous à ne pas dépensez dans le chemin d'Allah, alors que c'est à Allah que revient l'héritage des cieux et de la terre? On ne peut comparer cependant celui d'entre vous qui a donné ses biens et combattu (qâtala) avant la conquête... ces derniers sont plus haut en hiérarchie que ceux qui ont dépensé et combattu (qâtalû) après (...)

59.11 N'as-tu pas vu les hypocrites disant à leurs confrères qui ont mécrus parmi les gens du Livre: "Si vous êtes chassés nous partirons certes avec vous (...) et si vous êtes attaqués (qûtiltum) "nous vous secourrons certes.(...)

61.4 Allah aime ceux qui combattent (yukâtilûna) dans Son chemin en rang serré pareil à un édifice renforcé.



Il est intéressant de noter que les versets où le verbe "tuer" a été remplacés par "combattre" sont presque tous des versets où Allah ordonne aux musulmans de tuer (la seule exception étant le mot "yukâtilûnakum" vers la fin de 2.217). Dans le cas du verset 2.191, deux verbes "tuer" ont été traduits correctement. Dans les versets où Allah reproche à des gens d'avoir tué, le verbe est demeuré le même, comme dans cet exemple:

6.140 Ils sont certes perdants, ceux qui ont, par sottise et ignorance tué (qatalû) leurs enfants (...)

 

 Description de cette image, également commentée ci-après

La bataille de Badr, enluminure du Siyar-I Nabi, vers 1595. Musée impérial de Topkapi d'Istanbul.

 

J'aimerais maintenant inviter les lecteurs à lire quelques hadiths considérés comme authentiques et qui confirment que les premiers musulmans pratiquaient la guerre d'agression.  

 

 

  • Bani An-Nadir et Bani Qurayza ont combattu, alors le Prophète (Mahomet) a exilé Bani An-Nadir et a permi à Bani Qurayza de rester.  Il a alors tué leurs hommes et a fait distribuer leurs femmes, leurs enfants et leurs propriétés parmi les musulmans  (...)  Il a exilé tout les juifs de Médine.  Il y avait des juifs de Bani Haritha et tout les autres juifs de Médine. (Boukhari, Sahih 5:59:362).

 

Le premier biographe de Muhammad, Ibn Ishaq donne en page 466 de son livre "Le Sirat Rasulallah" des détails supplémentaires sur ce massacre et les abus qui ont suivis:

"Alors l'Apôtre a divisé la propriété, des épouses, et des enfants des Banu Quraiza entre les musulmans, il a fait connaître à ce jour les parts concernant les chevaux et les hommes, et en a pris le cinquième.  Puis l'apôtre a envoyé Sa'd avec certaines des femmes captives des Banu Quraiza à Najd pour qu'il les vende contre des chavaux et des armes".

 

Abou Daoud, rapporte un hadith sur le massacre des Banû Qurayza dans son Sahih (4404).

D’après Atiyyah al-Qurazi:
« J’étais parmi les captifs de Banu Qurayzah. Ils (les Compagnons) nous ont examinés, et ceux qui avaient des poils ont été tués, et ceux qui n’en avaient pas n’ont pas été tués. J’étais parmi ceux qui en avaient pas. ».

 

 

  • Nous combattions contre les Fazara et Abu Bakr était notre chef.  Il avait été choisi par le Messager d'Allah.  (...)  J'ai vu un groupe de personnes composé de femmes et d'enfants.  Je les ai emmenés.  Parmi eux, il y avait une femme des Banu Fazara  et avec elle était sa fille qui était l'une des plus belles filles d'Arabie.  Je les ai conduites jusqu'à Abu Bakr qui me donna la fille comme récompense.  C'est alors que nous sommes rentrés à Médine.   Je ne l'avais pas encore déshabillée quand le Messager d'Allah me rencontra dans la rue et dit: - Ô Salama, donne-moi cette fille !  Elle me plaît !  Je dis: - Ô Messager d'Allah, elle me plaît aussi.  Je ne l'ai pas encore déshabillée !  Le lendemain le Messager d'Allah me vit dans la rue: - Ô Salama, donne-moi cette fille !  Allah bénisse ton père !  Je dis: - Elle est à toi,  je ne l'ai pas encore déshabillée." (Mouslim, Sahih 19-4345)    

 

  • L'Apôtre d'Allah envoya une expédition militaire à Awtas lors de la bataille des Hunains.  Ils se battirent avec leurs ennemis.  Ils les vainquirent et prirent les survivants comme prisonniers.  Certains des disciples de l'Apôtre d'Allah hésitaient à violer les femmes capturées en présence de leurs maris qui étaient des infidèles.  Alors Allah le grand, renvoya les fidèles au verset du Coran (4.24): "Il vous est aussi interdit d'épouser des femmes déjà marié à moins qu'elles ne soient vos captivs de guerre"(Abu Dawud, Sahih 2150).

 

  • Étant assis auprès du Prophète, un homme dit: Ô envoyé d'Allah, nous avons eu des rapports avec nos captives et nous voudrions ne pas en perdre de la valeur.  Que penses-tu du retrait de la verge après l'éjaculation?  -Pratiquez-vous donc ce procédé?  s'écria le Prophète.  Eh bien , il n'y a aucun mal à ce que vous agissiez ainsi, car il n'est pas une seule âme pour laquelle Allah a décidé qu'elle sortirait du néant qui n'en sorte effectivement". (Boukhari, Sahih 34:109)

 

  • Le Prophète envoya Ali à Khalid afin d'apporter les khumus (du butin) et je haïssais Ali, et Ali avait pris un bain (après avoir eu un rapport sexuel avec une esclave du khumus). (...) (Boukhari, Sahih 59:637).

 

  • Ousâma Ibn Zayd (que Dieu agrée le père et le fils) a dit : L'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) nous envoya à la tête d'un escadron contre les Al-Huraqât de la tribu de Juhayna. Nous les surprîmes au matin et les mîmes en déroute. J'attrapai un des ennemis qui s'écria aussitôt : "Il n'y a d'autre divinité que Dieu!". Quand même, je le tuai; mais je ne puis pour autant rester la conscience en paix. A notre retour (à Médine), je racontai cet événement au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) qui me dit : "A-t-il dit qu'il n'y avait d'autre divinité que Dieu et tu l'as tué quand même?!". - "Il ne l'a dit que pour éviter la mort!", me justifiai-je. - "As-tu sondé son cœur pour vérifier s'il est sincère ou non dans cette attestation?". Le Prophète ne cessa de répéter cette réprimande au point que je souhaitai que je n'aurais embrassé l'Islam que ce jour-ci (pour qu'une telle faute sévère ne lui soit pas inscrite dans son passif de musulman). Sa'd commenta (voyant Ousâma rangé de regrets amers) : "Moi, par Dieu! Je ne jugerai qu'un homme doit être tué sans que Dhû Al-Bûtayn (il voulait dire Ousâma qui était un gros ventru) ne le trouve tel". Or, un homme s'exclama : Dieu n'a-t-il pas dit : {Et combattez-les jusqu'à ce qu'il ne subsiste plus d'association, et que la religion soit entièrement à Dieu...!} Et Sa'd d'ajouter : "Nous avons évidemment combattu pour qu'il ne subsiste pas d'association; cherchez-vous, toi et tes compagnons à combattre pour qu'il y ait association?"(Boukhari, Sahih 140).

 

  • D'après Sahl Ibn Sa'd As-Sâ'idî (que Dieu l'agrée), A l'issue d'un combat mené contre les polythéistes, l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) se dirigea vers son campement, et les ennemis firent de même. Il y eut sous la bannière de l'Envoyé de Dieu un homme qui ne cessa de poursuivre n'importe quel membre isolé de la troupe ennemie en vue de l'exécuter de son sabre. (...). (Boukhari, Sahih 164).

 

 

(NDLR: tous les titres des hadiths suivants proviennent eux aussi du Sahih Boukhari).

 

Permission d'attaquer à l'improviste les polythéistes antérieurement appelés à l'Islam

  • 'Abdoullâh Ibn 'Omar (que Dieu agrée le père et le fils) a dit : "D'après Nâfi`, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) fit une expédition contre les Banû Al-Mustaliq et les surprit au moment où ils abreuvaient leurs troupeaux; il tua un certain nombre de combattants et emmena quelques captifs; ce fut ce jour-là que le Prophète captiva Juwayriya. C'est 'Abdoullâh Ibn 'Omar qui faisait partie de cette expédition, qui m'a transmis ce hadîth". (Mouslim, Sahih 3260).

 

Tuer les femmes et les enfants la nuit, sans le faire exprès (Idem)

  • 3281. As-Sa`b Ibn Jaththâma (que Dieu agrée le père et le fils) a dit : Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), interrogé au sujet des femmes et des enfants des polythéistes qui sont tués (involontairement) dans une attaque nocturne (menée par les musulmans), dit : "Ils font partie d'eux" (c.-à-d., vous n'avez pas de tort de les avoir tuer involontairement).(Mouslim, Sahih 3281).

 

Expulsion des juifs du Hedjaz

  • Abou Hourayra (que Dieu l'agrée) a dit : Un jour que nous étions à la mosquée, l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) sortit de chez lui et dit : "Allons chez des juifs". Nous nous mîmes en route avec le Prophète et quand nous arrivâmes chez les juifs, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) les interpella en ces termes : "Ô troupe de juifs! Embrassez l'Islam et vous trouverez le salut". - "Ô Abou Al-Qâsim, tu as rempli ta mission", répondirent-ils. - "C'est là ce que je désire (qu'ils admettent que le Prophète a rempli sa mission), reprit l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui); embrassez l'Islam et vous trouverez le salut". - "Tu as rempli ta mission, ô Abou Al-Qâsim ", répétèrent les juifs. - "C'est là ce que je désire", dit de nouveau l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et il répéta une troisième fois ce qu'il avait dit et ajouta : "Sachez que la terre n'appartient qu'à Dieu et à Son envoyé et que je veux vous expulser du territoire que vous occupez. Que celui de vous qui possède quelque bien le vende. Sinon sachez bien que la terre n'appartient qu'à Dieu et à Son envoyé". (Mouslim, Sahih, 3311).

 

  • Ibn 'Omar (que Dieu agrée le père et le fils) a dit : Les juifs des Banû An-Nadîr et des Banû Qurayza ayant attaqué* le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), celui-ci expulsa les Banû An-Nadîr, mais maintint les Banû Qurayza par mesure de faveur jusqu'au jour où, ceux-ci l'ayant de nouveau attaqué, il mit alors à mort leurs hommes et partagea leurs enfants, leurs femmes et leurs biens entre les musulmans. Toutefois quelques gens des Banû Qurayza se rallièrent au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) qui leur accorda la sécurité et ils se convertirent à l'Islam. Le Prophète expulsa de Médine tous les juifs : ceux de la tribu des Banû Qaynuqâ`, ceux de la tribu des Banû Hâritha et tous les juifs de Médine. (Mouslim, Sahih, 3312).

 

*: On ne souviendra que l'attaque en question consistait à avoir soutenu les ennemis de Muhammad et que les Banû Qurayza ont été attaqués chez eux et les mâles massacrés alors qu'ils étaient ligotés.

 

Boukhrari a lui aussi rapporté un hadith sur cette expulsion dans son sahih (Tome 2):

 

Le bannissement des Juifs d’Arabie

  • Abou Horaïra a dit : « Nous trouvions à la mosquée,quand le Prophète sortit et nous dit : « Allez vers les Juifs. » Nous allâmes ensemble jusqu’à leur école et le Prophète leur dit : « Convertissez-vous à l’Islam,vous serez sauvés et apprenez que la terre appartient à Dieu et à Son Envoyé et que je tiens à vous expulser de ce pays. Que ceux qui pourront vendre leurs biens le fassent,car la terre appartient à Dieu et à Son Envoyé. »

 

Permission de tuer celui qui viole un pacte et de soumettre ceux qui descendent de leurs forteresses à la sentence d'une personne équitable

  • Abou Sa'îd Al-Khoudri (que Dieu l'agrée) a dit : Les Banû Qurayza mirent leur sort à la sentence de Sa`d Ibn Mu`âdh. L'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) envoya chercher ce dernier. Sa`d arriva, porté sur un âne. Lorsqu'il approcha de la mosquée, l'Envoyé de Dieu dit aux 'Ansâr : "Levez-vous devant votre maître (ou selon une variante : le meilleur d'entre vous)!", puis il dit à Sa`d : "Ces gens se remirent à ta sentence". - "Eh bien! Moi, je décide, répondit Sa`d, que les combattants d'entre eux soient mis à mort et que leurs femmes et leurs enfants soient captivés". - "Tu as rendu à leur encontre, dit alors le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), la sentence même de Dieu (ou selon une variante : du Roi des cieux)". Peut-être Ibn Al-Muthannâ a-t-il dit : "Tu as rendu à leur encontre la sentence même du Roi". (Mouslim, Sahih, 3314).

 

  • D'après 'Aïcha (que Dieu l'agrée), Le jour du Fossé**, un Qoraychite nommé Ibn Al`Ariqa blessa Sa`d à la veine médiane du bras. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dressa pour Sa`d une tente dans la mosquée afin de n'avoir pas à aller loin pour le visiter. Quand le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) revint de la bataille, il déposa son arme et commença à se laver; et alors qu'il nettoyait sa tête de poussière, Gabriel lui apparut et lui dit : "Tu as déposé l'arme, mais par Dieu, nous ne l'avons pas posée. Sors; combats-les (les ennemis de l'Islam)". - "Où sont-ils?", demanda alors le Prophète. Gabriel lui indiqua alors les Banû Qurayza. L'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) les combattit jusqu'à ce qu'ils se remirent leur sort à la sentence de l'Envoyé de Dieu; qui remit leur sort à la sentence de Sa`d. Celui-ci dit alors : "Eh bien! Je décide que leurs combattants soient mis à mort et que leurs femmes et enfants soient captivés". (Mouslim, Sahih 3315).

 

 

Bataille d' At-Tâ'if

  • D'après 'Abdoullâh Ibn 'Omar (que Dieu agrée le père et le fils), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) avait mis le siège devant At-Tâ'if sans obtenir le moindre résultat. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit alors : "Nous allons, si Dieu veut, retourner (à Médine)". Les fidèles étaient peinés de cette résolution : "Comment, s'écrièrent-ils, nous partons sans prendre la ville!". Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) ordonna alors : "Attaquons donc la ville demain matin". L'attaque eut lieu et il y eut de nombreux blessés. - "Demain, si Dieu veut, dit le Prophète, nous retournerons (à Médine)". Et comme les fidèles témoignèrent leur contentement, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) se mit à rire. (Mouslim, Sahih, 3329).

 

Bataille de Khaybar

  • Salama Ibn Al-Akwa` (que Dieu l'agrée) a dit : Nous partîmes avec l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) pour Khaybar et nous voyageâmes de nuit. Un des nôtres, s'adressant à `Amir Ibn Al-Akwa`, lui dit : "Ne vas-tu pas nous faire entendre quelques-uns de tes vers?". qui était poète, se mit aussitôt à entonner les vers suivant (pour divertir ses compagnons et pousser les chameaux à poursuivre leur démarche) : Seigneur, sans Toi nous n'aurions pas été dirigés dans la bonne voie. Nous n'aurions fait ni l'aumône ni la Salâ (prière). Pardonne-nous nos péchés, nous sommes prêts à sacrifier nos vies dans Ton sentier. Affermis nos pas à la rencontre de l'ennemi. Fais naître en nous la sérénité. Nous qui, quand on nous appelle dans Ta voie, nous accourons, pour Te satisfaire ô Dieu. L'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) demanda alors quel était le nom de l'improvisateur et comme on lui répondit que c'était il dit : "Que Dieu lui fasse miséricorde!". Un des nôtres dit alors : "Ô Prophète, il sera donc martyr; si seulement vous ne deviez pas dire ces mots maintenant et qu'il aurait destiné à une vie plus longue!". Le transmetteur ajoute : "Nous gagnâmes Khaybar que nous assiégeâmes si longtemps que nous souffrîmes de la famine.(...). (Mouslim, Sahih, 3363).

 

Boukhari rapporte lui aussi un verset sur la bataille de Khaybar dans son Sahih (Tome 2):

 

La prise de Khaïbar

Selon Mohammed (Ben Sirin), Anas Ben Malik a dit : « L’Envoyé de Dieu arriva tôt le matin devant Khaïbar. Lorsque les habitants sortirent de la ville avec leurs pelles, ils virent les troupes et s’écrièrent : - C’est Mohammed et l’armée ! Et ils retournèrent précipitamment dans leur retranchement. Le Prophète éleva les deux mains et dit alors : - Allahou Akbar ! (Dieu est le plus grand !), Khaïbar sera renversé. Lorsque nous arrivons sur les terres d’un peuple (hostile) que la malédiction soit sur ceux qui ont été avertis (en vain). »

 

 

Bataille des Coalisés, nommée également (du Fossé)

  • Al-Barâ' (que Dieu l'agrée) a dit : Le jour du Fossé, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) transporta avec nous des déblais, au point que la poussière couvrit son ventre, en récitant ces vers : par Dieu! n'était Toi, nous ne serions pas dans la bonne voie, nous ne ferions ni l'aumône, ni la Salâ (prière). Fais descendre sur nous la sérénité, Car, notre religion, ceux-là (les infidèles) l'ont refusée, Car les chefs des impies ont refusé notre religion, quand ils cherchent la tentation (al-fitna), certes, nous dirons : Non! Et il appuyait sur le dernier mot, en élevant sa voix. (Mouslim, Sahih, 3365).

 

Nombre des batailles du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui)

  • Salama (que Dieu l'agrée) a dit : "J'ai participé à sept batailles avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et j'ai en plus fait partie de neuf expéditions envoyées par lui et qui tantôt furent commandées par Abou Bakr tantôt par 'Usâma Ibn Zayd". (Mouslim, Sahih, 3386).

 

 

La journée d’Ohod

  • El Bara a dit : « Nous trouvâmes les idolâtres ce jour-là. Le Prophète positionna dans un emplacement un corps d’archers dont le commandement fut confié à ‘Abdallah. Il donna ses instructions : « Ne bougez d’ici sous aucun prétexte, leur dit-il. Si vous nous voyez vainqueurs, restez sur place, si nous avons le dessous ne venez pas nous secourir. » Quand l’engagement eut lieu, l’ennemi s’enfuit et leurs femmes s’élancèrent vers la montagne en relevant leurs robes, découvrant leurs anneaux de pied. A cet instant, les Musulmans se mirent à crier : « Au butin ! Au butin! » ‘Abdallah dit à ses archers : « Le Prophète m’a fait prendre l’engagement de garder vos positions. » Ils refusèrent de lui obéir et s’en allèrent errer à la recherche du butin. » (...)  Ce jour, conclut Abou Sofiane, c’est la revanche de Badr. La guerre a ses revers. Vous verrez des mutilations que je n’ai pas prescrites, mais cela ne me gêne en aucune façon. » (Boukhari, Sahih, Tome 2).

 

 

 Suggestion de lecture:

Crimes et injustices autorisés par l'islam

 

 

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yuqtalûna
yuqatilukum
yukâtilûnakum
yuqâtilûnakum