Texte mis à jour le 15 juin 2014.rape_and_assault_of_woman_graphic_scale_islam

 

Traduction de la carte ci-dessus:

Titre: Combinaison de la prévalence des agressions sexuelles contre les femmes et de leurs sanctions.

Couleurs:

Le viol: est rare

Le viol: est inhabituel

Le viol: est peu courant

Le viol: est fréquent

Le viol: est endémique

La phrase "ajusted for laws, taboos and rate" peut se traduire par "considérant les lois, les tabous (sexuels) et le taux de prévalence (du viol). 

 

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(Note: dans ce texte, tout les mots soulignés mènent à d'autres documents lorsqu'on clique dessus). 

 

 

La violence froide d'un mythe peut faire plus de ravages qu'une fièvre de haine” Boris Cyrulnik.

 

Qu'est-ce qu'un viol?

 

On définit habituellement le viol (dans le droit français notamment) comme une pénétration sexuelle de quelque nature que ce soit (vaginale, anale ou buccale) imposée à une personne par la violence, la contrainte, la menace ou la surprise.  Dans tout les cas, c'est l'absence de consentement de la victime qui fait de l'acte un viol.  Un véritable consentement implique que la personne a l'âge légal du consentement sexuel, qu'elle est en mesure de donner ce consentement et qu'elle ne craint pas pour sa sécurité ou sa vie si elle ne donne pas son contentement. 

 

Autrement dit, on ne peut pas considérer comme consentante une personne n'ayant pas encore l'âge légal du consentement sexuel (variable selon les pays), une personne endormie, inconsciente ou qui n'a plus son jugement (alcool, drogue, etc) ou une personne qui cède à son agresseur suite à de la violence psychologique (menaces de mort, menaces de représailles sur sa famille) ou physique (coups, blessures).  Le fait que l'agresseur puisse être marié à sa victime ne change absolument rien à la définition du viol et ce même si certains pays ne sanctionnent pas le viol conjugal.  Un viol est toujours un crime.

 

À aucun moment une femme ne perd son droit de refuser une relation sexuelle.  Elle le conserve même si elle accepte de parler, de danser, de monter en voiture, de sortir ou de boire un verre avec un homme.  Elle le conserve également si elle accepte de se rendre à son domicile, si elle a déjà eu des rapports sexuels consentis avec lui et si elle est légalement mariée avec lui.  Enfin, tout comme dans le cas d'un homme qui a eu beaucoup d'amantes, le fait qu'une femme ait eu beaucoup d'amants ne donne à personne le droit d'exiger d'elle un quelconque contact sexuel.  Ce n'est pas parce qu'une femme a une vie sexuelle active qu'elle accepte implicitement d'en avoir avec tout les hommes qui lui font des avances.  Toute personne est propriétaire de son corps et conserve en tout temps l'exclusivitré de ses droits sur lui. 

 

Un mythe vieux mais coriace

 

Il existe plusieurs mythes sur le viol  Le plus répandu est que le violeur agit sous l'effet d'un irrépressible désir sexuel déclenché par la vue d'une jolie jeune femme dont la tenue vestimentaire est jugée "provocante", ce qui le rendrait incapable de contrôler son comportement.   À défaut de pouvoir s'empêcher d'être jeunes et jolies, les femmes pourraient éviter le viol en portant des vêtements amples et couvrants.

 

Si ce mythe recelait la moindre parcelle de vérité:  

 

-le viol serait toujours commis spontanément (et donc jamais prémédité)

-les victimes de viol seraient systématiquement de sexe féminin, jeunes, jolies et porteraient une tenue jugée "légère" selon la culture de leurs pays

-tout homme doté d'une libido, fut-il un saint, se transformerait instantanément en prédateur sexuel en apercevant une telle femme

-les violeurs ressentiraient du remord d'avoir "perdu le contrôle" une fois leur désir sexuel satisfait

-le viol serait rarissime dans les pays où la majorité des femmes portent des tenues couvrant tout le corps tout en étant endémique dans les autres pays.

 

Or, la réalité nous a prouvé depuis longtemps que c'est exactement le contraire:

 

-la majorité des viol sont planifiés et commis par une personne que la victime connaît (ami, parent, amoureux, conjoint, personne en position d'autorité, etc).

-il n'y a pas de profil-type chez les victimes: il y en a de tout les âges, (même des bébés et des vieilles dames), de toutes les apparences et de toutes les tenues vestimentaires (même des femmes en burqa).  De plus, certaines victimes sont violées dans la pénombre et sans avoir été complètement déshabillées (pas l'idéal pour les voyeurs!)

-la plupart des hommes ne sont pas des violeurs

-non seulement les violeurs ne manifestent-ils que rarement du remord après leur forfait, mais il est très courant qu'ils menacent leur victime des pires représailles pour la faire taire (quand ils ne la tuent pas carrément)

-le viol est rare ou peu courant dans la plupart des pays où il est socialement accepté que les femmes s'habillent de façon "légère" (surtout ceux où les lois protègent les droits des femmes) tout en étant fréquent ou endémique dans les pays où la majorité des femmes portent des vêtements couvrants.

 

 

Le voile: une protection bien illusoire.

 

Comme on peut le voir sur la carte en haut de cette page, les pays musulmans sont sur-représentés parmi les pays où la prévalence du viol est endémique, et ce malgré le fait que, dans plusieurs d'entre eux, comme l'Égypte, la majorité des femmes portent le voile et des vêtements qui couvrent leur corps. 

 

Même en Occident, les statistiques officielles sur le viol sont très en-dessous de la réalité puisque la plupart des victimes ne portent pas plainte.  Cependant, le phénomène est sans doute encore plus marqué dans les pays musulmans puisque le viol conjugal n'y est pas toujours légalement reconnu.  De plus, une femme qui révèle avoir été violée peut, selon le pays, être reniée par sa famille, rejetée socialement, répudiée (et perdre la garde de ses enfants), forcée d'épouser son violeur, condamnée à la prison, la flagellation ou la lapidation et même être assassinée par son mari ou sa propre famille.

 

La carte ci-dessous montre des pays (tous musulmans) où un code vestimentaire (pro-voile dans la majorité des cas) est encouragé ou obligatoire pour les femmes.  Les pays où les pressions s'exercent en faveur du voile font tous partie de la zone rouge de la carte de prévalence du viol.  Seules la Tunisie et la Turquie (où le port du voile était resteint à certains endroits au moment où cette carte a été publiée) font patie de la zone orange.    

 

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Traduction de la carte ci-dessus:

Titre: Code vestimentaire nécessaire pour les femmes

Colonne de gauche:

Vert 1  Pas de pression en faveur du voilement

Vert 2  Coutume prônant une modestie vestimentaire générale.  Voilement intégral très rare

Vert 3  Une tenue vestimentaire spécifique peut être nécessaire.  Le voilement existe mais il est limité 

Vert 4  Une tenue vestimentaire spécifique est nécessaire.  Le voilement intégral peut y être courant

Vert 5  Code vestimentaire nécessaire.  Toute violation entraîne de la violence et des poursuites légales
 
Colonne de droite:
 
Blanc:  Pression légère et mineure en faveur du voilement.  Le voilement peut être commun.
Gris fondé: Forte pression en défaveur du voilement.  Le voilement peut être restreint en public
Gris pâle: pas de donnée
 

Une méconnaissance du désir sexuel
 
Les mythes sur le viol ont pour base une méconnaissance du désir sexuel, ce moyen par lequel la nature pousse les espèces animales à se reproduire, afin de se perpétuer.  Même si le désir peut augmenter sous l'effet d'un stimulus visuel, tactile ou autre, il existe de façon totalement indépendante de notre environnement puisque'il peut aussi être stimulé par nos émotions (l'attachement par exemple), nos fantasmes ou nos rêves.  Ainsi le désir sexuel se manifeste même chez les aveugles et les personnes vivant dans un isolement total.  C'est un phénomène naturel et il est impossible de le supprimer chez un homme de façon naturelle.
 
 
Le désir sexuel ne prive à aucun moment un homme de son libre-arbitre ou de sa conscience.  Les musulmans mariés à des femmes séduisantes et voilées en public conviendront sans peine qu'ils ne passent pas leur temps à leur sauter dessus pour les violer lorsqu'ils sont à la maison et voient leur femme sans voile.  De plus, les nudistes, les médecins, les massothérapeutes, les artistes qui pratiquent le dessin de nu féminin, les maîtres-nageurs et même les clients et le personnel masculin des bars de danseuses nues, parviennent sans peine à contrôler leurs comportements devant des femmes nues ou très peu habillées.
 
 
Pourquoi le violeur viole-t-il?
 
 
Violer n'a rien d'un comportement naturel.  Dans la nature, chez la plupart des espèces de mammifères, les mâles attendent qu'une femelle soit en chaleur et accepte l'accouplement pour copuler.  Si une femelle refuse l'accouplement, il va tout simplement aller voir ailleurs s'il ne trouverait pas une femelle plus enthousiaste.  S'ils arrive, chez certaines espèces, que deux mâles se disputent les faveurs d'une femelle, c'est tout de même elle qui a le dernier mot.


Le viol est moins un acte de désir qu'un acte de haine, de domination, d'humiliation ou de représailles.  Le sexe n'est donc pas le but recherché mais le moyen choisi par le violeur:
 
-pour exprimer son mépris ou sa haine envers une femme, une catégorie de femme ou même toutes les femmes
 
-pour satisfaire un fantasme de domination sur une femme non-consentante. 
 
-pour humilier une femme, son mari, sa famille ou même son peuple (surtout dans les cas de viol de guerre)
 
-pour punir une femme  
  

 
(Note: dans lextrait suivant, "RP" signifie "Rape proclivity" ("Propension au viol") et "RMA" signifie "Rape myths acceptance", ("Adhésion aux mythes sur le viol").  
 

"Ainsi, le plaisir de dominer serait la motivation médiatrice entre le RMA et la RP, contrairement à l’excitation sexuelle. Ces résultats corroborent la théorie féministe selon laquelle le viol a pour fonction de perpétuer la domination masculine (voir notamment : Les mythes sur le viol restreignent la liberté des femmes). Par contre, ils vont plutôt à l’encontre des théories qui suggèrent que le viol est motivé par l’excitation sexuelle.

Cela dit, dans les trois études, le plaisir de dominer et l’excitation sexuelle étaient très corrélés. Les auteurs supposent que pour beaucoup d’hommes, le désir de dominer et le désir sexuels sont très fortement associés. Cela est cohérent avec les résultats d’une étude qui a révélé que les hommes présentant une forte probabilité d’harceler ou d’agresser sexuellement, faisaient un lien automatique entre sexe et pouvoir12. Quand ces hommes étaient en présence d’un stimulus évoquant le pouvoir, ils avaient tendance à se dire plus attirés par une femme, ce qui n’était pas le cas des autres participants. (Mythes autour du viol. Partie 4: Les mythes sur le viol augmentent la propension au viol)".

 

Les mythes sur le viol contribuent aux agressions sexuelles de deux façons: en favorisant le sentiment de honte chez les victimes, ce qui les dissuade de porter plainte par crainte du jugement et permet aux agresseurs de continuer leurs agissements, mais aussi en renforçant chez ces derniers la certitude de ne rien faire de blâmable.  En effet, la passage à l'acte est facilité par la croyance que certains viols sont justifiés et par l'absence d'empathie pour leurs victimes:


"En 1980, Burt émettait l’hypothèse que les mythes sur le viol puissent agir comme des « neutralisants psychologiques » qui permettent aux hommes de s’affranchir de l’interdiction sociale de blesser les autres, quand ils agressent sexuellement8.

De nombreuses études expérimentales ont clairement mis en évidence une corrélation significative entre la RP et le niveau de RMA. Ainsi en 1981, Malamuth a trouvé une corrélation égale à 0,60 entre la RP et la RMA2. Dans une méta-analyse de 2002, la corrélation moyenne sur 11 études, entre ces deux variables était de 0,26." (Mythes autour du viol. Partie 4: Les mythes sur le viol augmentent la propension au viol).

 

 
En d'autres termes, faire porter aux victimes de viol la responsabilité du crime, c'est prendre le problème à l'envers.   C'est la croyance qu'une femme peut provoquer un viol par sa tenue vestimentaire qui contribue au viol et non pas la tenue elle-même.  Un agresseur sexuel agresse parce qu'il se considère dans son bon droit de le faire et non parce qu'il ne peut pas s'en empêcher.  Son comportement n'est donc pas inné (naturel) mais acquis, puisqu'il est guidé par les préjugés qu'on lui a inculqué sur les femmes en général ou sur certaines catégories de femmes en particulier.

 
L'homme qui viole une femme parce qu'elle s'habille de telle ou telle façon n'agit pas différemment du suprématiste blanc qui viole des femmes noires, de l'antisémite qui viole des juives, de l'homophobe qui viole des lesbiennes, du brahmane qui viole des dalits ou du misogyne qui viole des féministes.  Il choisi en priorité des femmes que son éducation et sa culture lui ont appris à mépriser.  Cependant, s'il ne peut se permettre le luxe de choisir ou si se sont toutes les femmes qu'il méprise, il portera son choix sur la victime potentielle à sa portée tout simplement.


 
 
L'islam et le respect des femmes.
 
Dans ses débuts, le voile musulman était moins un outil de pudeur qu'un marqueur social.  En effet, il était destiné à permettre aux musulmans portés à harceler les femmes à la nuit tombée de distinguer les musulmanes des autres femmes  afin de reconnaître celles qu'ils ne devaient pas importuner, ce qui sous-entend qu'il était alors considéré comme tout à fait normal d'importuner les autres!  Ces autres femmes, (majoritairement des esclaves et des prostituées) avaient une position sociale inférieure et n'avaient pas le droit de se voiler.   Obligées de se cacher ou de se montrer, toutes ces femmes avaient en commun qu'elles étaient toutes dépossédées de leur propre corps, considéré comme la propriété des hommes.  Du père puis de l'époux pour les premières, du maître et du "client" pour les secondes.    
La notion de consentement sexuel est absente du Coran.  Le caractère licite ou illicite d'une relation sexuelle y est totalement indépendant du consentement de la femme.  Le Coran autorise les musulmans de sexe masculin à avoir des relations sexuelles avec leurs épouses (qu'ils peuvent avoir quatre à la fois et dont ils peuvent divorcer à loisir), leurs captives de guerre et leurs esclaves, (lire "L'islam ou la pudeur à deux vitesses").  L'idée qu'une femme puisse refuser une relation sexuelle avec un homme qui a le droit, islamiquement parlant, d'en avoir avec elle, n'a apparemment jamais effleuré les rédacteurs du Coran.
 
L'héritage empoisonné de cet odieuse vision des femmes continue de faire des victimes encore aujourd'hui.  Ainsi, des musulmans commettent des viols collectifs haineux et racistes contre des femmes présumées non-musulmanes parce qu'elles sont occidentales et sont habillées de façon moderne.  C'est d'ailleurs devenu un véritable fléau dans plusieurs pays occidentaux comme l'Australie, la Suède, la NorvègeLes victimes sont, du simple fait de leur appartenance à un peuple occidental et de leur non-appartenance à l'islam, considérées comme des débauchées et des prostituées et même des femmes qui "demanderaient" à être violées, (ce qui est particulièrement absurde si on considère qu'un viol est, par définition, un acte non-consenti).  Elles pourraient être encore vierges et s'habiller de façon modeste selon les critères occidentaux, cela ne ferait aucune différence (cela dit, un viol est un crime, même lorsque la victime est une prostituée ou encore collectionne les amants). 
 
 
Il y a également des musulmans qui commettent des viols collectifs contre des femmes, plus souvent des adolescentes, qu'ils savent musulmanes mais qui ne se voilent pas, portent des jupes, etc.  Ce phénomène, surnommé les "tournantes" se voit notamment en France où, dans des quartiers à forte concentration musulmane, des jeunes musulmanes non-voilées sont menacées de viol par des coreligionnaires qui croient ainsi les convaincre de se voiler et parfois vont jusqu'à les violer lorsqu'elles refusent. 
 
 
Il est vraisemblable de penser qu'il existe des intégristes partisans du voile intégral obligatoire qui violent des musulmanes portant un voile qui laisse voir le visage, le but étant de les obliger à adopter le voile intégral.
 
 

 
La communauté musulmane doit choisir son camp
"Et qui pardonne au crime en devient complice." Voltaire, (Extrait de Brutus.)
 
 
Il est tout simplement incroyable que l'on accorde encore de l'attention aux violeurs qui cherchent à se déculpabiliser en blâmant leur victime.  Le fait qu'ils soient beaucoup à justifier leur crime en évoquant la tenue vestimentaire de cette dernière (ou encore son "comportement" lorsque sa tenue est islamiquement irréprocheable) ne signifie nullement qu'ils soient sincères.  Dans le cas où la victime est véritablement sélectionnée sur le simple fait qu'elle ne porte pas de voile, il est beaucoup plus vraisemblable de penser que les agresseurs cherchent tout simplement à la punir de ne pas se convertir à l'islam ou, si elle est musulmane, à la punir de ne pas se voiler.   Si un tueur en série s'attaquait exclusivement aux hommes aux cheveux frisés, personne n'aurait l'idée de reprocher à ces derniers de ne pas se lisser les cheveux!
 
 
On retrouve exactement le même discours de déresponsabilisation chez les hommes qui battent leur femme et se cherchent à se justifier:  "Elle ne m'obéit pas", "Elle est désordonnée", "Sa cuisine n'est pas bonne", "Elle n'a pas repassé mes chemise", etc.   N'importe quoi leur sert de prétexte pour adopter un comportement qui les arrange et auquel ils n'ont bien souvent nullement l'intention de renoncer.  Si leur épouse leur obéi au doigt et à l'oeil, ils la brutaliseront quand même pour n'avoir pas obéit assez rapidement ou avec le sourire.  Tout comme eux, les violeurs agissent comme ils le font parce qu'ils en tirent une gratification, un sentiment de force. 
 
 
"Qui sauve un criminel se charge de son crime", Thomas Corneille
 
 
La communauté musulmane doit décider à qui elle veut accorder en priorité de la crédibilité en matière d'agression sexuelle:  à des femmes contraintes à une relation sexuelle qu'elles ne souhaitaient pas ou aux hommes qui les y ont contraintes!  Dans une culture ou toute relation sexuelle hors-mariage, fut-elle consensuelle, est considérée comme un grave péché, le choix ne devrait pas être difficile à faire, entre celle qui ne voulait pas "pécher" et celui qui le voulait de toutes ses forces!   Une fois cette étape cruciale franchie, la communauté doit se positionner fermement contre tout harcèlement et toute agression sexuelle.  Elle doit cesser de chercher des excuses aux coupables et soutenir les victimes, que celles-ci soient voilées ou pas, proches ou étrangères, musulmanes ou non-musulmanes.

 
Prévenir le harcèlement et les agressions sexuelles.
 
 

Si la prévention du harcèlement et des agressions sexuelles axée sur la culpabilisation des femmes ne fonctionne pas, c'est parce que les femmes n'ont pas le pouvoir de faire disparaître la haine et le mépris que certains homme leur porte.  On ne fait pas disparaître des préjugés en adoptant les valeurs de celui qui les a mais en refusant de les adopter et de les transmettre et en les dénonçant.  Il existe de bien meilleures méthodes de prévention que d'obliger les femmes à  désexualiser leur apparence et à restreindre leurs libertés. 
 
 
L'éducation
 
 
On doit donner aux enfants une éducation sexuelle basée sur un respect inconditionnel de l'intégrité physique de l'autre.  Les enfants doivent apprendre que ni la tenue vestimentaire d'une personne, ni sa religion, ni son statut matrimonial, ni son comportement sexuel ou social n'atténuent de quelque façon que ce soit la responsabilité de celui (ou celle) qui la harcèle ou l'agresse.  Le seul coupable d'un crime est le criminel et, dans l'islam, le seul responsable d'un péché est le pécheurs:

53.38  qu'aucune [âme] ne portera le fardeau [le péché] d'autrui,

35.18  Or, personne ne portera le fardeau d'autrui.  Et si une âme surchargée [de péchés] demande à l'aide, rien de sa charge ne sera supporté par une autre même si c'est un pr0che parent.

Les enfants doivent aussi apprendre que c'est mal de juger une personne sans la connaître.  Ils éviterons ainsi de devenir des adultes qui présument des moeurs sexuelles d'une femme et de son consentement à leurs avances à partir de sa tenue vestimentaire ou de sa religion.  Les adultes doivent prêcher par l'exemple en s'abstenant de passer des commentaires disgracieux sur les femmes dont ils désaprouvent la tenue mais ne connaissent absolument rien d'autre d'elle...
La dénonciation des agresseurs

 
Il va sans dire que tout agresseur sexuel doit être dénoncé, quel que soit son lien avec la victime et la position qu'il occupe dans la communauté ou dans la famille.  Celui qui commet un crime doit en assumer les conséquences, judiciaires et sociales.  Lui permettre de s'en tirer ne ferait que l'aider à commettre d'autres crimes.  Cela dit, il ne faut pas attendre que le mal soit fait avant de faire de la sensibilisation dans la famille et dans les écoles.  Les enfants doivent apprendre dès leur plus jeune âge que personne n'a le droit de leur imposer des gestes qu'ils ne désirent pas et qu'il peuvent et doivent en parler à une personne de confiance sans crainte d'être jugés ou punis.
 
Quant au viol conjugal, qu'il survienne au sein d'un mariage librement concenti entre deux personnes majeures, d'un mariage forcé ou d'un mariage avec une personne mineure, il doit être légalement et socialement reconnu pour le crime qu'il est.   Les musulmans vivant dans un pays qui permet le viol conjugal et autorise les mariages forcés ou avec des mineures devraient, s'ils ont vraiment à coeur les droits des femmes et des enfants à coeur et dans les limites de leurs capacités, lutter pour faire changer sa législation sur le sujet. 
 
 
Le soutien des victimes... toutes les victimes!
 
 
Lorsqu'une musulmane voilée est violée, son entourage devraient éviter les phrases comme: "C'est épouvantable, une de nos soeurs voilée à été violée!" car les enfants risquent que de comprendre que la seule chose qui puisse être reprochée au violeur c'est d'avoir violé une musulmane voilée alors que son crime est d'avoir violé!  Les réactions devraient aussi horrifiées devant le viol d'une musulmane non-voilée ou d'une non-musulmane.  De plus, on devrait encourager la victime à parler de son expérience, afin de l'aider à surmonter sa détresse au lieu de lui intimer l'ordre de garder le secret sur ce qui lui est arrivé, ce qui ne ferait qu'entretenir la croyance que ce qui lui est arrivé est honteux pour elle.  Elle doit se sentir aimée et soutenue de la part des personnes qui comptent le plus pour elle.
 
 

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Sites d'information sur les agressions sexuelles:
 
 
 

http://www.agressionssexuelles.gouv.qc.ca/fr/ 

http://www.inspq.qc.ca/agressionsexuelle/accueil

http://www.sosviol.be/le-viol/tous-concernes.html